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SORTIES ET ATELIERS => Sorties Mycologiques et Botaniques => Discussion démarrée par: Michel Fauconnier le samedi 30 mai, 2020, 23:36:17
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Ce fut une sortie des plus agréable avec de superbes paysages comme le Larzac est capable de nous offrir sous un ciel bleu avec une température idéale.
Petit résumé photographique de la petite balade au Pas de la Livre.
1 Silene alba femelle
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2 Myosotis arvensis (L.) Hill, 1764 ?
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3 Rhinanthus minor
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4 Viola tricolor
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5 Conopodium majus
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5bis Conopodium majus
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6 Cerastium arvense
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7 Cyanus segetum Hill, 1762 ?
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8 Geranium lucidum L., 1753 ?
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9 Neotinea ustulata
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10 Ranunculus peltatus
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11 L'Aubépine Crataegus monogyna Jacq., 1775
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12 Aster alpinus
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13 Linum tenuifolium
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13bis Linum tenuifolium
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14 Anacamptis pyramidalis
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15 Un lichen:
Squamarina sp. probablement Squamarina cartilaginea (With.) P. James
Jacques P.
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16 Quelques bestioles:
Lixus iridis Olivier, 1807 - Le Charançon poudré, ou Lixe des ombellifères sous-Famille des Lixinae
Jacques P.
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17 Araneidae : Larinioides sclopetarius (Clerck, 1758)
Jacques P.
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18 un couple d'Hymenoptères Symphyta (ils n'ont pas la "taille de guêpe") de la Famille des Tenthredinidae : très probablement Macrophya montana (Scopoli, 1763), la "Mouche-à -scie à trois bandes jaunes". J'insiste pour rappeler que ce n'est pas une mouche mais une "guêpe".
Jacques P.
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19 Un Hesperiidae du Genre Pyrgus peut-être Pyrgus malvae ? malvoides ?
Micheline nous en dira plus.
Jacques P.
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20 Une Thomisidae : vers les Genres Psammitis / Xysticus / Ozyptila , sans l'épigyne de la femelle ou les pédipalpes du mâle point de salut ! (en tout cas avec mes connaissance)
Jacques P.
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21 Le paysage
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Pour compléter ce magnifique reportage photographique, quelques photos plus modestes...
1. Cerastium arvense
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2. Ballota nigra
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3. Ornithogalum collinum
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4. Silene inflata
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5. Myosotis arvense et Geranium lucidum
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6. Carduus nigrescens et son insecte
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7. Leucanthemum vulgare
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8. Le champ de Leucanthemum...
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9. Vicia peregrina
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10. Trifolium montanum subsp. montanum
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11. Rumex acetosella
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12. Genista sagittalis
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13. Aster alpinus var. cebennensis
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13 bis. Parce qu'ils sont trop beaux. Encore un Aster alpinus var. cebennensis !
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14. Stipa gallica et Libelloides coccajus (Ascalaphe soufré)
Correction de Daniel F.
"Ce n’est plus Stipa pennata comme nous avions l’habitude de l’appeler mais Stipa gallica selon Flora... gallica. C'est un taxon intermédiaire entre S. pennata et S. eriocaulis. Stipa pennata ssp. pennata, seul taxon qui existe en France n'est pas chez nous."
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15. Phyteuma orbiculare et son insecte
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16. Linum tenuifolium... et ses insectes !
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17. Salvia pratensis
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18. Rhinanthus minor
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19. La vue...
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20. La mare
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La nature fut aussi généreuse... en insectes et oiseaux.
1. Le Procris Coenonympha pamphilus (Linnaeus, 1758) est commun partout en France. Il fréquente les milieux herbeux ouverts, en particulier les prairies maigres. Dans le Midi, les éclosions s’échelonnent entre fin mars et fin octobre avec une troisième génération partielle. Les papillons, pour la plupart très sédentaires, vivent en moyenne une semaine.
Ils butinent une grande diversité de fleurs, surtout les Astéracées et les Labiées.
La femelle fécondée disperse ses œufs sur les feuilles et les tiges des Graminées : Pâturins, petites Fétuques, Agrostides…
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2. Le Bruant proyer Emberiza calandra délimite son territoire par le chant, depuis un perchoir. Et, malgré sa livrée terne, il ne passe pas inaperçu …
Il se nourrit d’insectes, surtout pendant la nidification et pour alimenter les jeunes, ainsi que de baies, graines, fruits, mollusques, vers de terre… Il recherche sa nourriture en se déplaçant au sol ou dans les strates inférieures de la végétation. Il lui arrive – comme le faisait celui de la photo – de capturer des insectes – à partir de son perchoir.
Particularité : en vol, d’un perchoir à l’autre, juste avant de se poser, le Bruant proyer laisse volontiers pendre ses pattes.
Il aime les terrains herbeux ouverts pourvus de quelques perchoirs disséminés.
La femelle choisit elle-même l’emplacement de son nid : en début de saison en général à terre, plus tard volontiers à faible hauteur dans un fouillis de plantes ou un buisson. Les petits sont couvés et nourris par leur mère seule, le père montant la garde, sans cesser de chanter…
Fin août, les Proyers ne chantent plus et semblent avoir disparu. Ils hivernent sur place, se déplaçant à courte et moyenne distance, sauf dans les régions au climat rigoureux.
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3. Le Ramoneur Odezia atrata
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4. Coléoptère sp.
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5. Elle se tenait à l’affût, bien en vue au sommet d’un buisson, prête à fondre sur sa proie. La Pie-grièche écorcheur Lanius collurio est un redoutable chasseur d’insectes, en particulier des coléoptères (surtout carabidés), des hyménoptères, orthoptères et diptères capturés au sol ou dans l’espace aérien. Particularité de l’espèce, les proies capturées sont empalées sur diverses pointes (épines de prunellier, de ronce, fil de fer barbelé…) pour mieux dépecer les proies sans utiliser les pattes et pour constituer de petites réserves de nourriture en prévision de temps de disette. Cependant, l’utilisation de ces lardoirs est irrégulière selon les oiseaux et les régions.
La Pie-grièche écorcheur fréquente des milieux dégagés, cultivés ou non, pourvus de piquets de clôture ou d’autres perchoirs, d’arbustes et de haies, indispensables pour la chasse des insectes et l’installation du nid. Les 5 ou 6 œufs sont couvés assidument par la femelle 14 à 16 jours et les petits s’envolent à l’âge de 14-15 jours. La famille reste unie assez longtemps, les jeunes Ecorcheurs recevant encore de la nourriture de leurs parents à l’âge d’un mois et demi !
C’est une espèce migratrice au long cours qui, arrivée fin avril ou début mai – les mâles en légère avance - commence à émigrer dès la seconde semaine d’août. Traversant les Balkans, la Grèce, l’Egypte elle gagne progressivement les savanes et steppes boisées de l’Afrique orientale et méridionale au sud de l’Equateur.
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6. Il se déplace comme un papillon, d’un vol battu, et chasse comme une libellule. Rôdant au niveau des herbes sèches, l’Ascalaphe soufré Libelloides coccajus est un prédateur rapide qui poursuit ses proies – des insectes - en vol.
Ses ailes sont de dentelle, ses longues antennes noires semblent terminer par une grosse tête d’épingle.
Il a besoin de chaleur pour être actif. C’est alors le spectacle d’un joli ballet aérien !
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Merci à vous pour cette balade virtuelle :)
Pour les photos de Michel :
15 Squamarina sp. probablement Squamarina cartilaginea (With.) P. James
16 ce ne peut être un Curculioniae sous-Famille Entiminae qui ont des rostres courts comme Polydrusus ou Phyllobius
ici le rostre est long. On est dans la sous-Famille des Lixinae et il s'agit de Lixus iridis Olivier, 1807 - Le Charançon poudré, ou Lixe des ombellifères
17 une Araneidae : Larinioides sclopetarius (Clerck, 1758)
18 un couple d'Hymenoptères Symphyta (ils n'ont pas la "taille de guêpe") de la Famille des Tenthredinidae : très probablement Macrophya montana (Scopoli, 1763), la "Mouche-à -scie à trois bandes jaunes". J'insiste pour rappeler que ce n'est pas une mouche mais une "guêpe".
19 un Hesperiidae du Genre Pyrgus peut-être Pyrgus malvae ? malvoides ? Micheline nous en dira plus.
20 une Thomisidae : vers les Genres Psammitis / Xysticus / Ozyptila , sans l'épigyne de la femelle ou les pédipalpes du mâle point de salut ! (en tout cas avec mes connaissance)
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Un grand merci Jacques.
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pas de vent cette fois ci quelle différence avec l'année passée avec Pascal on avait rebroussé chemin à cause du vent violent et froid la preuve
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coucou Michel je me lance
3 Rhinanthus minor
5 Conopodium majus
9 Neotinea ustulata
10 Ranunculus peltatus
12 Aster alpinus
13 Linum tenuifolium
14 Anacamptis pyramidalis
Ranunculus peltatus ont 2 feuilles différentes les submergées en lanières capillaires et les immergées (que l'on voit) feuilles à 3 lobes en rein profond
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coucou Micheline
je me demande si le trèfle ce n'est pas Trifolium hybridum peut être que Daniel pourra le dire !
ety je me demande si le Lamier ce ne serait pas Lamium gargaricum subsp gargaricum ? Daniel ?
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Merci Jessie.
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Ce n’est plus Stipa pennata comme nous avions l’habitude de l’appeler mais Stipa gallica selon Flora... gallica. C'est un taxon intermédiaire entre S. pennata et S. eriocaulis. Stipa pennata ssp. pennata, seul taxon qui existe en France n'est pas chez nous.
Pour répondre à Jessie, je propose :
Pour le Lamium, Ballota nigra.
Pour le Trifolium, Trifolium montanum ssp. montanum.
Je vous demande beaucoup d’indulgence car faire de la détermination avec une seule photo qui plus est réduite pour être incrustée dans Botamycos, ce n’est pas facile facile même pour les “fleursâ€(je ne parle même pas des poacées …).
Donc, c’est souvent beaucoup de recherche dans les flores (qui ont rarement des clés superposables) dont les descriptions sont parfois divergentes (y compris pour les plus récentes) ! Il faut ensuite recouper les images avec tout ce que l’on trouve sur le net, dans notre propre catalogue d’images ...etc. Bref, on est loin de l’exactitude des mathématiques. Mais c’est ce qui en fait le charme … quand on est sur le terrain.
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Merci beaucoup Daniel pour tout ce travail. C'est en traînant derrière que j'ai photographié ces 2 plantes. Trop absorbée par la richesse du lieu - plantes mais aussi insectes et oiseaux, j'ai oublié d'en apporter un exemplaire aux copines, loin devant, pour détermination. Mea culpa.
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merci Daniel voici un bouquet de fleurs
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Micheline, tu te doutes bien que j’ai un peu de temps libre donc j’accepte avec plaisir de vous aider dans les déterminations mais mon petit commentaire était surtout pour prévenir du résultat pas toujours maîtrisé. En fait, il faudrait que je rajoute une note de confiance à chacun. Par exemple, pour le Lathyrus aphaca 100 %, pour le Trifolium montanum 60 %, etc.
Merci pour le joli bouquet Jessie. Tu n’as pas mis la Ballota nigra (80 %) ? ::)
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Présente à cette belle sortie, je peux vous dire que nous avons buté sur la détermination de quelques plantes : dès la première, une apiacée, nommée Angélique par certaines mais qui me faisait penser plutôt à Heracleum sphondylium Hélas Michel n'a pas mis de photo de cette plante… Deuxième désaccord : plante n°5 de Michel : pour moi aucun doute c'est Conopodium majus, comme pour Jessie. On déterre la racine : pas de noix !! On en a déterré 3 ou 4 : pas de noix. On cherche donc ailleurs : rien qui y ressemble ! Je reste sur Conopodium ...Les"noix" seraient-elles restées sous la terre ???
Photo n° 1 de Michel : Silene alba et je précise femelle !
Photo n° 6 Cerastium arvense
Pour la photo n° 4 de Micheline, je propose plutôt Silene inflata
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Merci Janine pour toutes ces précisions.
Désolé pour l'Heracleum sphondylium
De toute Façon Daniel tu fais fort, déterminé sur photo et sans avoir été sur site relève de l'exploit.
Tu es donc largement pardonné pour les éventuelles erreurs.
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Merci Michel, pas de problème pour moi, je me régale de jouer au détective. Je préviens juste que mes errements ne sont pas toujours des réussites.
Concernant le présumé Conopodium majus, je pense comme Jeanine et Jessie. En l’occurence c’est la Flore Des Champs Cultivés de philippe Jauzein qui est la plus précise pour départager C. majus de Bunium bulbocastanum. Au vu des dessins des fruits, il ne peut y avoir de confusion. Le critère le plus sûr est de couper un des fruits à mi-hauteur. S’il a une face commissurale canaliculée, c’est C. majus. Par ailleurs les styles de ce dernier sont dressés lors que ceux du second sont divergents et rabattus. Enfin, la tige du C. est creuse à maturité alors que celle du B. est pleine (ça c’est pour le cas où vous retomberiez sur une des deux espèces lors de vos prochaines divagations).
La longue racine blanche de la photo va aussi dans ce sens. Le tubercule est fréquemment enfoui profondément et se détache facilement à la moindre traction tant l’attache est fragile.
A contrario, Flora gallica plaide pour une présence préférentielle de C. sur des terrains acides et B. sur des terrains calcaires. À priori, le Pas de la Livre est tracé sur du calcaire en général mais comme nous le dit souvent Guy “ il peut y avoir des passées de Ph différent “. Donc, en plus de tout ce que j’ai listé plus haut, il vous faudra penser à remplir une brouette avec le sol où à poussé la plante pour pouvoir procéder aux analyses à la salle de l’association (à 4 vous arriverez bien à monter une brouette de terre quand même).
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Merci à tous pour ce beau résumé en image et a Daniel pour nous aider à y voir plus clair (que ferions nous sans tes lumières )
Ce Conopodium nous laissait perplexes et tu nous a donné l'explication qui nous met donc d'accord ,ouf!
Par contre beaucoup moins fan de ta dernière idée (la brouette de terre)je préfère rester dans l'ignorance! ;)
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Photo 19 de Michel, une Hespérie : en effet, comme Jacques P., il me semble voir aussi une Hespérie de la mauve Pyrgus malvae (LINNAEUS,1758 ou une Hespérie faux-tacheté Pyrgus malvoides (ELWEW§ EDWARDS, 1897).
Pour déterminer les Pyrgus, plusieurs critères sont à vérifier, sur le dessus des ailes, le revers des ailes et dans le cas particulier des Hespérie de la mauve et de l'Hespérie faux tacheté, examen des genitalia. Pour savoir laquelle des deux a été photographiée, il aurait donc fallu la disséquer pour examiner ses genitalia.
La famille des Hesperiidae forment un groupe à part au sein des papillons de jour, peut-être un maillon évolutif entre les papillons de jour et les papillons de nuit. Seules 46 espèces vivent en Europe, 29 en France, mais 3700 dans le monde ! Papillons de petite taille, ils fréquentent surtout les milieux ouverts et fleuris.
En France, l'Hespérie de la mauve est la plus répandue. Volant en une génération de mars à août, elle se reproduit dans des habitats très divers, les plantes-hôtes de la chenille étant les Rosacées basses.
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Dominique, à la clarté vacillante de ce que j’ai écrit plus haut j’espère que tu t’es rendue compte que mes lumières sont fortement tamisées par mon âge sinon, tu t’exposes a des déconvenues.
Pour la brouette, réflexion faite, on doit pouvoir se contenter de la terre que vous ramènerez sur vos godillots.
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on peut trouver la comparaison entre le Conopodium majus et Bunium bulbocastanum sur Flore Alpes :)
définition du Conopodium majus
comme pour Bunium bulbocastanum cette ombellifère possède un petit bulbe sphérique de la taille d'1 petite noix.
Ce Conopode diffère de ce dernier par ses ombelles non involucrées ( ou alors à peine 1 ou 2 petites folioles) alors que les ombelles de Bunium possède 1 involucre de 6 à 10 folioles bien nettes.
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Oui mais Jessie, comment on fait avec les photos qui sont sur Botamycos et où il est impossible d'apprécier clairement les éventuelles folioles (et leur nombre) de l'involucre ? Les fruits sont nettement plus pratiques, à mon avis, et plus sûrs.
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oui mais ça c'est pour quand on est sur le terrain
sur les photos je l'ai déterminé en cherchant ;)