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SORTIES ET ATELIERS => Sorties Mycologiques et Botaniques => Discussion démarrée par: Michel Fauconnier le samedi 06 juin, 2020, 16:20:40
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En attendant de tous se retrouver sur le terrain, je vous propose un petit résumé photographique de ce (encore) joli coin du Larzac.
Si vous vous souvenez, Christian B. nous avait proposé une sortie dans ce coin le 7 juin 2018.
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1 Tordilium maximum
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2 Ajuga genevensis
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2bis Ajuga genevensis: sa tige quadrangulaire qui ne se voit pas forcément sur la photo.
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3 Ligustrum vulgare
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4 Stachys recta
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5 Trifolium incarnatum
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6 Carduus nutans
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7 Koeleria sp.
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8 Agrostemma githago
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8bis Agrostemma githago
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9 Phleum pratense
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10 Ophrys scolopax
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11 Verbascum pulverulentum
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12 Nigelle de Damas - Nigella damascena L.
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13 Minuartia lanuginosa et Xanthoria candelaria, lichen foliacé.
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13bis Minuartia lanuginosa
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14 Sedum album
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15 Viola arvensis
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15bis Viola arvensis
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16 Pour finir, cette chenille, Jacques à ton clavier.
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16
je crois que ce n'est pas une chenille !
Je pense plus à une "fausse chenille" c'est à dire une larve de Tenthrède.
Les Tenthrèdes sont appelées "Mouche à scie" mais ce ne sont pas des mouches mais des Hyménoptères Symphytes ;)
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C'était trop simple bien évidement.
Merci Jacques pour ton passage.
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Michel je me lance ( en flèche ;) ) oui on se souvient de cette sortie à la roche trouée et de l'OTNI ;)
1 Tordilium maximum
2 Ajuga genevensis
3 Ligustrum vulgare
4 Stachys recta
5 Trifolium incarnatum
6 Carduus nutans
8 Agrostemma githago
9 Phleum pratense
10 Ophrys scolopax
11 Verbascum pulverulentum
12 Nigella damascena
13 Minuartia lanuginosa
14 Sedum album
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16
je crois que ce n'est pas une chenille ! Je pense plus à une "fausse chenille" c'est à dire une larve de Tenthrède.
Les Tenthrèdes sont appelées "Mouche à scie" mais ce ne sont pas des mouches mais des Hyménoptères Symphytes
Ce qui différencie les tenthrèdes des chenilles, c'est le nombre de leurs pattes :
les vraies chenilles possèdent 3 paires de vraies pattes et au maximum 5 paires de fausses pattes, tandis que les tenthrèdes, en plus de leurs 3 paires de vraies pattes, présentent entre 6 et 9 paires de fausses pattes, plus une paire de pattes anales. (Source Gerbeaud).
Les tenthrèdes, ou "mouches à scie"
Les tenthrèdes adultes sont surnommées "mouches à scie", car leur organe de ponte (ovipositeur), acéré comme une dent de scie, leur permet d'inciser le feuillage afin d'y déposer les oeufs. (Source Gerbeaud).
Ici la larve est dans sa toile et pas celle d'une araignée, (Jacques tu me reprends?)
Compter jusqu'à 16 ça allait, maintenant s'il faut compter faussement jusqu'à 26, tout fout le camp.
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Tu as une bonne mémoire Jessie. Merci pour les noms.
Merci Jean-Louis, c'est très intéressant, le tout est de s'y retrouver dans toutes ces pattes!
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Michel pour la 13 tu peux ajouter et le lichen foliacé Xanthoria candelaria Danièle L. ? oui/non ?
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salut
pour la 7 Koeleria sp. ;)
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Pour compléter le reportage de Michel :
1. Solanum dulcamara
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2. Malva sylvestris
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3. Silene conica
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4. Carduncellus mitissimus
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5. Silybum marianum
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6. Lactuca perennis et son insecte Scaeva sp. ou Eupeodes luniger ?
Réponse de Jacques P.
critères pour séparer Scaeva de Euplodes ne sont pas visibles sur la photo :
yeux fortement velus
nervure R4+5 est sinueuse
front gonflé (vue de profil) avec de longs poils noirs en brosse
===> Scaeva
yeux glabres
nervure R4+5 non sinueuse (sauf exception)
front non gonflé (vue de profil)
===> Euplodes
Pour la nomenclature des nervures des ailes des Syrphes voir le dessin joint (dans la rubrique Entomologie)
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7. Legousia speculum-verenis
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8. Le paysage
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9. Clinopodium acinos
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10. Helianthemum nummularium et son syrphe
10bis. Lapsana communis
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11. Clinopodium nepeta subsp. sylvaticum (Calamintha menthifolium)
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12. Asplenium ruta-muraria
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12. La ferme de Saint-Martin du Larzac.
12bis. Une buissière, cheminement à l'intérieur de haies de buis denses. Les buissières étaient destinées à protéger et à canaliser les bêtes et les gens qui l'empruntaient.
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Pour les lichénologues, quelques lichens... et quelques mousses.
13. Lichens et mousses
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14. Lichens
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15. Lichens
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16. Lichens
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17. Et la petite faune...
Pas moins de 4 Gazés Apotaria crataegi sur cette fleur d'Orchis pyramidalis ! Puis 2, dont l'un a le dessous des ailes postérieures jaune, signe qu'il vient d'émerger de sa chrysalide. Cette teinte jaune, plus intense chez la femelle, disparaîtra rapidement.
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18. Azuré commun mâle Polyommatus icarus (ROTTEMBOURG, 1775)
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19. Mélitée sp. Peut-être Mélitée des mélampyres Melitaea athalia ?
Voici la réponse de B. Louboutin (SHHNH) :
"C’est un magnifique individu aberrant de Melitaea sp.
Je ne m’avancerai pas sur l’espèce comme on ne voit plus les critères alaires."
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20. Une chrysomèle
Commentaire de Jacques P. :
probablement Clytra laeviuscula Ratzeburg, 1837 car plus répandue, mais qui va voir l'édéage des mâles pour s'assurer que ce n'est pas C. espanoli ?
- Apex de l'édéage -vu de face- à côté parallèle. Long.7-11 mm ==> Clytra laeviuscula Ratzeburg, 1837
- Apex de l'édéage -vu de face- arrondi. Long. 7-12.5 mm ==> Clytra espanoli Daccordi & Petitpierre, 1977
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21. Graphosoma italicum, le pentatome rayé, a une coloration qui prévient de sa toxicité. Il se rencontre surtout dans les habitats fleuris et ensoleillés.
Les pentatomes sont aussi appelés punaises à bouclier.
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22. Bombus terrestris
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23. Trichius rosaceus ou fasciatus ?
Réponse de Jacques P.
Probablement Trichius gallicus Dejean, 1821 mais les critères discriminants sont absents sur la photo.
En métropole il n'y a que 3 espèces :
T. fasciatus (Linnaeus, 1758) Toute la France
T. gallicus Dejean, 1821 Toute la France (synonyme rosaceus Kraatz, 1891; rosaceus Voet, 1769; zonatus Germar, 1829; zonatus Germar, 1831)
T. sexualis Bedel, 1906 Quelques départements du Nord Est de la France (synonyme abdominalis Erichson, 1848)
les critères discriminants sont :
la forme des mésotibias (les tibias du milieu)
et pour les mâles la forme des paramères de l'édéage (les paramères sont deux pièces sclérifiées qui entourent le pennis)
et pour les femelles la forme du pygidium (dernier article dorsal de l'abdomen)
soit :
Mésotibias fortement échancrés sur l’arête externe avant l’apex, et avec l’angle proximal de cette échancrure dentiforme.
Paramères de l’édéage du mâle peu effilés et non bombés à la base
Apex du pygidium de la femelle échancré en arc de cercle.
===> T. fasciatus (Linnaeus, 1758)
Mésotibias à peine sinués sur l’arête externe.
Paramères de l’édéage effilés, recourbés à l’apex et relevés en bosse à la base.
Apex du pygidium de la femelle non échancré.
===> T. gallicus Dejean, 1821
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24. Et un oiseau, un Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, un juvénile reconnaissable aux commissures jaunes de son bec.
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25. Des Grands corbeaux Corvus corax, probablement des jeunes, dans le chaos dolomitique des Baumes.
25bis. L'abri troglodyte des Baumes.
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26. Et pour terminer cette belle balade dans le pays caussenard, un beau toit de ferme végétalisé naturellement.
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Je rajoute en deux fois une documentation détaillée fournie par Janine C. au format PDF (téléchargeable en bas) pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur l’histoire du Larzac et en particulier sur l'abandon de l'extension du camp militaire de 1971 à 1981.
Je me permets de vous conseiller de vous inscrire au plus vite, la sortie est passionnante et menée de main de maître par note amie Janine C.
Gardarem lou Larzac
La lutte du Larzac est un mouvement de désobéissance civile non-violente contre l'extension d'un camp militaire (qui existe depuis 1902) sur le causse du Larzac qui dura de 1971 à 1981, et qui se solda par l'abandon du projet sur décision de François Mitterrand. L'opposition s'est d'abord organisée autour de 103 paysans locaux qui se sont soulevés contre l'expropriation de leurs terres à la suite du projet du ministre de la Défense, Michel Debré, sous la présidence Pompidou, d'agrandir le camp militaire du Larzac de 3 000 à 17 000 hectares, ce qui aurait concerné une douzaine de communes aux alentours de La Cavalerie et nécessitant l’expropriation partielle ou totale de leurs terres des familles d'agriculteurs.
En 1972, le fondateur de la Communauté non violente de l’Arche, située dans l’Hérault, Lanza del Vasto, âgé de 75 ans, commence une grève de la faim de 15 jours à La Cavalerie, À ce jeûne sont associés des paysans, des habitants de Millau et les évêques de Montpellier et de Rodez. . La revue Gardarèm lo Larzac, qui paraît régulièrement depuis 1975, en est un symbole.
Le mouvement a aussi contribué à populariser des figures de proue comme Lanza del Vasto, inspiré par la spiritualité chrétienne, ou Guy Tarlier et José Bové.
A la bergerie de La Blaquière, Auguste Guiraud avait une bergerie de pierre en ruine sur sa propriété dont il devait être exproprié avec sa famille. Il décide d'en construire une nouvelle avec l'Association pour la promotion de l'agriculture sur le Larzac (APAL) pour pérenniser son élevage et réaliser un coup médiatique.
Ils posent la première pierre le 10 juin 1973 et construisent la bergerie conformément au plan d'occupation des sols en vigueur mais sans permis de construire officiel. En prélevant 3 % sur leurs impôts pour les envoyer à l’Apal, des français aident financièrement et de nombreux bénévoles viennent prêter main-forte à la construction, terminée le 3 février 1974.
En 1973, entre 60 000 et 100 000 personnes de différents courants convergèrent vers le Larzac pour soutenir les paysans et former un mouvement hétéroclite qui livrera une « guerre d'usure » aux pouvoirs publics. Les paysans concernés arguent que l'arrivée des « néo-ruraux » qui, depuis 1965, rénovent des fermes laissées quasiment à l'abandon et améliorent le rendement. En outre, la méthode de comptage ne concernent que les propriétés totalement expropriées, sans compter celles où on laisse un lieu de vie pour les habitants en expropriant leur terrain de travail, ce qui concernerait en tout entre cinquante et soixante exploitations.
La première manifestation a lieu en 1971 à Millau avec 6 000 manifestants. Malgré les divergences, 103 paysans, sur 108 concernés, signent un accord entre eux, le 28 mars 1972, selon lequel ils resteront solidaires dans leur lutte. C'est le « pacte des 103 ». L'évêque de Rodez prend position contre l'extension du camp.
Le 14 juillet 1972, 20 000 personnes et 70 tracteurs manifestent à Rodez.
Aux paysans vont bientôt s'ajouter des militants de tous bords et « les chevelus, marginaux et hippies de tout poil », et le Mouvement pour le Désarmement, la Paix, la Liberté qui prônait l'amour libre, et de nombreuses femmes seins nus, conduisit à un choc culturel important avec les paysans, chrétiens pratiquants d'alors.
Le Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception arrive en 1974.
L'organisation interne de la résistance se réunissait au moins une fois par semaine pendant les dix ans.
A partir de cette année, de plus en plus de monde se mobilise pour se rendre sur le plateau pour la « fête des moissons ». Ces grands rassemblements non-violents prenaient des allures de festivals, même si l'accent était davantage à la protestation qu'à la fête.
Une marche est organisée en 1978 : 18 paysans ont marché 710 km en 25 étapes depuis le Larzac. Ils obtiennent de leur entretien avec le candidat à la
présidentielle Mitterrand la promesse de « ne pas les oublier le Larzac ».
Le 27 novembre 1980, 74 membres de plusieurs familles du Larzac montés pour une action sous la tour Eiffel, campent sur le Champ-de-Mars.
Une campagne de jumelage a débuté en 1979 : 14 municipalités de l’Hexagone sont jumelées avec des fermes du plateau :
Montpellier / Saint-Sauveur (Nant), Grenoble / Cavaliès (La Roque-Sainte-Marguerite), Villeneuve-d'Ascq / Montredon (La Roque-Sainte-Marguerite)
Durant tout le conflit, de nombreux militants et sympathisants achètent de petites parcelles des terres visées par les expropriations. De 1973 à 1981, 3 500 militants se sont approprié 6180 parts. Il s'agissait de compliquer le processus d'expropriation.
En 1976, 22 militants et paysans s'infiltrent dans le camp militaire pour y détruire 500 dossiers relatifs à l'enquête parcellaire avant expropriation. Les militants sont arrêtés sur place et traduits le lendemain en justice au tribunal de Millau.
La peine maximum n'aura été que de trois semaines.
En 1978 se tient la journée nationale d’action : défilés, meetings, grèves de la faim mobilisent des dizaines de milliers de sympathisants. Jean-Paul Sartre, deux ans avant sa mort, enverra une lettre pour exprimer son soutien.
François Mitterrand est élu président de la République française le 10 mai 1981 et déclare durant le Conseil des ministres que le projet d'extension du camp militaire du Larzac est abandonné. Les terres n'ont jamais cessé d'être exploitées durant la lutte que ce soit par les 103, ou par les agriculteurs squatteurs.
Une Commission intercantonale pour l'aménagement foncier du Larzac, créée en 1982 dans chacune des douze communes choisit des candidats à l'agriculture portant des projets nécessitant une grande main-d'œuvre,dans le but d'accroître la population et d'amplifier la vie sociale. Cela débouchera sur 22 exploitations
nouvellement créées en plus du maintien des 103. Des échanges de terres entre paysans ont aussi lieu, créant des îlots cohérents autour des sièges d'exploitation existants avant la lutte.
En 1985, les 6 300 hectares de terres et bâtiments sont confiés par l'État français à la SCTL par bail de 60 ans.
Depuis, la SCTL continue de gérer le territoire resté agricole. Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a signé, en 2013, le prolongement du bail jusqu'en 2083. Quant au camp militaire du Larzac, étendu sur 3 000 hectares, la fermeture n'est pas décidée.
La lutte du Larzac est une référence historique pour de nombreux zadistes, notamment ceux de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes qui disent s'en inspirer largement et sont soutenus par une partie des paysans et personnalités larzaciennes.
Téléchargement aux formats PDF en dessous▼
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SUITE ET FIN:
L’élevage des moutons est pratiqué depuis des siècles et la tradition place les produits laitiers (pour le Roquefort), les textiles, le cuir et la viande au cœur de l’économie. Progressivement abandonnés à la suite des deux guerres qui ont saigné les campagnes françaises, des milliers d'hectares sont disponibles sur le Larzac, sans nécessité de remembrement. Ces terres attirent de jeunes agriculteurs et dans les années 60, le Larzac entre dans une période de revitalisation. Le plateau est déclaré "zone d'accueil". A partir de 1960, l'électricité arrive dans les fermes isolées du nord du plateau et les routes communales commencent à être goudronnées. A partir de 1960, de nouveaux agriculteurs arrivent ainsi sur le Larzac, se regroupant en GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun) et créant de grosses exploitations. C'est à cette même époque que l'industrie fromagère de Roquefort incite à la productivité et à la sélection des troupeaux de brebis. Dans le même temps, des artisans d'art s'installent sur le plateau. Mais, l'ensemble des équipements ne suit pas : de 1952 à 1982, il n'y a ainsi que deux postes téléphoniques publics.
A l’origine, le camp militaire servait principalement aux manœuvres de l’infanterie. Dans les années 50, les chars et l’artillerie y apparurent et, durant la guerre d’Algérie, y fut même installé un camp d’internement pour 14 000 «suspects» algériens du FLN. Aujourd’hui, basé sur la commune de La Cavalerie, il sert de garnison au 122ème régiment d’infanterie de ligne, unité de support au centre d’entraînement et d’instruction au tir opérationnel. S’y effectuent les tirs d’infanterie et de mortier ainsi que les vols de drones.
« Tous au Larzac » documentaire de Christian Rouaud en 2011 « Vous vous rendez compte, on a vécu dix ans dans l’illégalité et on se retrouve à monter les marches du Palais des festivals, à Cannes..." dit Michèle Vincent. Libraire à Paris dans les années 70, bibliothécaire à Millau après 1981, Michèle, Millavoise de souche, habite aujourd’hui sur le Causse, dans la maison où se passaient les réunions des comités. dans l’ancienne école de Saint-Martin du Larzac, tout près du presbytère et de l’église de ce hameau. A quelques mètres de là , dans un minuscule cimetière, sont enterrés Guy Tarlier, Augustin Guiraud et quelques autres frères de lutte.
Marizette et Guy Tarlier, qui fut le leader des Comités Larzac, étaient arrivés bien avant la lutte, venant de la Centrafrique. Lorsque Marizette et Guy débarquent, les locaux les regardent avec une vague méfiance. «Ils venaient d’Afrique, explique Léon, ça semblait un peu extraordinaire. Mais on les regardait faire, ils défrichaient tout ça. Plus tard, Guy a inventé une machine à traire, le rotolactor, ils étaient très actifs.» Mais il n'était pas orateur du tout. Il ne se mettait pas en avant, il avait compris qu'il fallait que ce soit des gens avec l'accent du pays qui prennent la parole. Guy Tarlier est mort en 1997 et Marizette tient toujours le flambeau.
Léon Maillet, un des piliers de la Confédération paysanne : " Au départ, moi, je défendais mon droit de propriété contre le camp militaire ».... Le journal, il l'a longtemps animé avec Noboé et Daniel, un couple d'apiculteurs et artisans de terre cuite vernie, qui ont reconstruit une maison dynamitée par l'armée à deux kilomètres de chez lui. Eux, se sont installés en 1974. Elle débarquait du Chili, rescapée du coup d'État de Pinochet, après s'être évadée des chambres de tortures des militaires brésiliens. L’aventure du Larzac a métamorphosé Léon. En particulier parce qu’il a été le documentariste et photographe des événements, puis il est devenu rédacteur régulier et acerbe du journal Gardarem Lo Larzac, qui existe toujours. Désormais, il voudrait bien ralentir sa production, mais tout le monde l’engueule quand il n’y a pas sa chronique. C’est dans le petit hameau de St Martin du Larzac, A 7 km de Millau et 800 mètres d'altitude, que le journal Gardarem lo Larzac est fabriqué de manière bénévole. À la fin de la lutte en 1981, le journal poursuit sa route en devenant bimestriel. Le démontage du Mc Donalds en 1999 et le rassemblement altermondialiste de 2003 ont permis au journal d’augmenter son nombre d’abonnés.
Les hameaux
Saint Martin du Larzac, l’église charmante avec de beaux vitraux modernes est entourée de son cimetière et du hameau (dont une magnifique ferme). Le hameau était au centre des convoitises militaires.
Le premier coup d’œil est pour une « jasse »( élément typique de l’architecture caussenarde, une bergerie en occitan) très caractéristique par sa forme voûtée qui donne aux plus spacieuses, un air d’église romane. Juste à côté, l’habitation à laquelle on accède par le classique escalier extérieur et un perron; à l’extrémité du corps de ferme, en angle arrondi, un vaste four à pain qui devait servir à plusieurs fermes. Les toits sont recouverts de lauzes.
Douze personnes réparties dans cinq foyers, vivent encore à plein temps dans le hameau. Un petit tableau d’informations indique que l’une d’elles s’adonne à l’exploitation des orchidées dont on recense sur le causse environ soixante espèces. On s’engage entre deux maisons, dans une étroite « buissière », véritable tunnel de buis (il en existe de remarquables au village tout proche de Potensac) puis on pousse la porte de la superbe chapelle du seizième siècle. Pas d’électricité … on se retrouve dans la pénombre, la lumière extérieure n’étant guère généreuse. Deux vitraux classiques dont l’un représentant Saint Martin, ont été restaurés en 1996 tandis que les autres sont des créations contemporaines réalisées par Claude Baillon.. Elles éclairent, notamment, les minuscules absidioles latérales dont les entrées sont gardées par deux sculptures, posées à même le sol.Une curieuse vierge à l’enfant stylisée, tapisserie d’Anne-Marie Letort artiste résidant au village de Sauclières, en Aveyron, masque le chœur. Cette petite église abrite fréquemment des animations culturelles. Le petit cimetière est attenant. Quelques tombes moussues surmontées de croix templières.
Sur un pilier de la grille d’entrée, veille une curieuse urne brune en forme de manteau templier, ciselée d’une spirale, symbole druidique repris par les templiers.En 1973, fut envisagée la réouverture de l’école de Saint-Martin ( à cette époque les enfants allaient à l’école à Millau) mais les pouvoirs publics opposèrent un refus catégorique en raison du mauvais état des locaux … En fait, c’est que Saint-Martin se trouvait sur un terrain à exproprier. L’école du Larzac est plantée, isolée à quelques kilomètres de là , sur le rebord du causse, au milieu des chênes.
Les Baumes
De Saint-Martin, un chemin bordé de buis typique du Larzac, forme une galerie pour nous mener vers ce lieu-dit où se trouve un abri troglodytique. La construction de l'abri troglodytique se situe entre le XIV et le XVI siècle. Le « Mas de la Balma » est attesté dès 1488 et les propriétaires connus dès le XVIe siècle.Pour préserver l'espace agricole, les premiers habitats sont collés contre les blocs de calcaire.
La façade est constituée de deux tourelles semi-circulaires qui encadrent un mur de moellons en pierre de taille. Ce qui frappe lorsqu'on aperçoit l'abri, c'est l'harmonie dégagée entre le bâti et les courbes naturelles du rocher.
On peut observer les différentes fenêtres qui déjà nous laissent supposer qu'il y a plusieurs niveaux. La tourelle sud (celle qui est le plus à droite) est dotée de latrines. La fenêtre à meneaux qui se trouve à l'étage noble, semble bien correspondre à la période de construction de la façade. La série de dalles en calcaire visible sur la partie haute de la façade ressemble à un larmier ( moulure présentant une rainure pour les eaux de pluie).
L'eau est évacuée et ne ruisselle pas contre la façade, évitant ainsi les infiltrations et la dégradation prématurée de l'enduit. On peut observer à l'intérieur trois niveaux. Le premier avec le sol irrégulier directement sur la roche, pouvait servir d'abri pour les bêtes, le second est l'étage noble bien éclairé par la grande fenêtre, on y accède par un escalier de bois. Enfin, au dernier niveau, se trouve le grenier pour les récoltes. Pour assurer une protection de dernier recours, lors des guerres de religion (dès 1561 à Millau), la porte d'entrée est défendue par des meurtrières et les deux tourelles assurent la défense de part et d'autre de l'abri. L'absence de trace de cheminée ou de niche pourtant fréquente dans ce type d'habitat est surprenante.La Communauté de Communes, dans le cadre de sa politique de développement touristique, a engagé des travaux de réhabilitation.
La Blaquière, petit hameau posé sur le plateau, avec ses maisons de pierre, le puits, la chapelle (dans laquelle l’histoire de la lutte du Larzac est rappelée), la bergerie avec ses pierres gravées. Auguste Guiraud, est à l’origine de la plus emblématique histoire du Larzac : l’agriculteur n’avait pas obtenu le permis de construire pour sa bergerie, sur le périmètre de l’extension programmée du camp militaire. Qu’à cela ne tienne, les Larzaciens la construiraient hors-la-loi, en pierre. L’été 1973, sa fille Maryvonne, 15 ans, a vu débarquer, dans le hameau de la Blaquière, plusieurs milliers de personnes pour la pose de la première pierre de la bergerie, devenue "symbole de la lutte, cathédrale du Larzac".Tout l’été, 200 personnes se sont succédé chaque jour sur le chantier. On rencontrait des gens de la France entière, des enseignants, des étudiants qui avaient fait Mai 68, des gens du monde entier. C’était incroyable cette solidarité." La bergerie aurait pu être plastiquée. Les auteurs de l’attentat ont préféré la maison d’habitation, à 300 mètres. "Il fallait qu’il y ait des morts pour faire peur aux gens, pour qu’ils s’en aillent, mais il n’y en eu pas."Auguste Guiraud est mort il y a 22 ans. L’un de ses fils a pris le relais de l’exploitation. "Il vit à la Blaquière, dit Maryvonne. La maison est toujours vivante. Ils ont été actifs." Défilent alors dans sa tête les voix qui vocifèrent dans les micros, les mains qui soulèvent les pierres pour édifier la bergerie, le Kanak Jean-Marie Tjibaou venu de Calédonie, accueilli à la Blaquière.
Il faut rendre hommage à ces hommes et femmes qui, il y a 45 ans, ont défendu bec et ongles leur droit de vivre et travailler sur leurs terres en refusant d'être expulsés et surtout prouvé qu'une agriculture raisonnée pouvait faire vivre des familles.
Les pierres de la « Cathédrale du Larzac » ou « bergerie de la révolte »
L’entonnoir de Debré Tout le monde sur le Larzac connaît le dessin de Wolinski, publié dans Charlie Hebdo au moment de la lutte. Il avait coiffé Michel Debré, ministre à l’origine du projet d’extension d’un entonnoir, pour sous-entendre qu’il était fou. L’entonnoir de Wolinski a trouvé sa place dans la pierre.
Encore des interrogations Une faucille et un marteau. Nul doute que cette pierre vient du Parti communiste. Mais Michel Terral n’a pas encore réussi à trouver les circonstances de son installation. Il lui reste encore à découvrir l’histoire de nombreuses inscriptions. Il est donc à l’écoute de toute personne ayant des informations sur le sujet.
La Bretagne très présente La légende raconte que peu importe l’endroit du monde où l’on est, il y a toujours un Breton. Pas de raison que le Larzac échappe à cette règle. Il y a au moins quatre inscriptions faisant référence à cette Région de France, qui, à la fin de la lutte du Larzac, s’est soulevée contre l’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff (Finistère).
L’œuvre de la censure On ne pouvait pas écrire n’importe quoi sur les pierres de la bergerie. À plusieurs endroits, certaines ont été piquées pour cacher notamment, les noms de marques. Ce fut notamment le cas pour une pierre amenée par les salariés du Crédit agricole de Millau. Leur employeur ayant refusé de prêter de l’agent aux 103, le nom de la banque a été effacé. Seule l’inscription “Millau†demeure.
Noé, enfant de la bergerie C’est une des premières pierres qui a été gravée, à l’été 1973. Noé est le nom du fils de Laurent Peyre, un objecteur de conscience qui fut le premier responsable du chantier de la bergerie. Sa mère, Cafi, était également bénévole. Noé a aujourd’hui 44 ans. Son père est revenu il y a quelques années sur le Larzac, pour un enterrement.
Solidarité des luttes Les paysans du Larzac ont reçu beaucoup de soutien et mais en ont rendu autant. se mobilisant pour des causes qui leur tenaient à cœur comme défendre les ouvriers de l’usine Lip, à Besançon, en grève pendant 6 mois de 1970 et en 1973, vu leur usine occupée par les gendarmes. Cet été 1973, les représentants syndicaux de l’entreprise sont venus graver et poser leur pierre.
12 juin 1974 : Une délégation du journal satirique Le Canard Enchaîné inaugure sa parcelle ( 70 ares ) de GFA (Groupement Foncier Agricole ) et sa "mare aux canards".
Potensac : Le domaine de Potensac est mentionné dans les documents d'archives depuis le début du 13e siècle. Il relève alors du prieuré bénédictin de Millau qui l'afferme dès le début du 13e siècle et qui donne notamment la faculté d'y faire paître le bétail du fermier du domaine des Fons, situé non loin, sur les pentes du Larzac. Au début du 14e siècle on y produit dès blés et du vin. Au début de ce siècle, un procès oppose les consuls de Millau au prieur de Notre-Dame au sujet de sa possession. Au 17e siècle, on y extrait du charbon pour le four à chaux construit dans le quartier des Carmes à Millau, activité qui semble se prolonger au-delà de cette date, des mines de lignites étant exploitées non loin du hameau. Vers 1965, sa chapelle est élevée par les petits frères des pauvres, légèrement à l'écart, au nord du hameau, en bordure des falaises.
Richard Maillé, 36 ans, fils de Léon, un des rares «purs porcs» encore impliqué y est éleveur de brebis, militant associatif, objecteur de conscience, déserteur en 1987. Un des quelques Larzaciens de deuxième génération toujours militants.
Léon Maillé, 59 ans, éleveur à la bergerie de Potensac. Né à Millau, actif dans toutes les luttes du plateau depuis 1971. Arrêté après le «démontage» du McDo de Millau.
Joseph Bové, dit José Bové, né en 1953 en Gironde, agriculteur et homme politique français , l'une des figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina, il est connu pour ses prises de position contre les OGM et ses actions d'arrachage illégal de plantations OGM, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs.
Il est actuellement vice-président de la commission Agriculture et développement rural au Parlement européen. En 1973, il participe au rassemblement national contre l'extension du camp militaire .Il s’installe en 1976 à Montredon (ce fut l'un des premiers néos sur le Larzac où il a pris peu à peu la succession de Guy Tarlier décédé en 1992 en tant que leader du groupe larzacien). Il décide de squatter une ferme à l'abandon depuis 1920, et de mettre en valeur les terres convoitées par l'armée.
Il élève des brebis mais ne lâche en rien son militantisme. Il fait partie des vingt-deux personnes qui investissent en 1978 le camp militaire et s'emparent de documents attestant la vente de terrains par divers paysans. Il est condamné à 4 mois de prison avec sursis et privation de ses droits civiques. En 1981, Bové est l'un des gérants de la société civile des Terres du Larzac.
Jusqu'à son élection comme député européen, il est demeuré éleveur au sein d'un GAEC (exploitation agricole) d'élevage de brebis pour la fabrication et la vente directe, de fromages au lait de brebis et de yaourts. Après 1999 et le «démontage» du McDo de Millau, opération qui lui a conféré une notoriété soudaine et spectaculaire. «Ici, on a toujours eu besoin de fous comme ça pour faire avancer les choses, dit le père Léon, qui, dans la bergerie de Potensac, trait les brebis tout en écrivant le discours qu'il doit prononcer samedi. Guy avait eu l'idée des manifs en tracteurs, José a eu l'idée du McDo.». Jusqu'en 1987, une vingtaine de familles s'installeront, « choisies plus en fonction de leurs projets que de leur passé militant», assure Bové. Le Larzac inverse sa courbe déclinante, sur un plateau qui compte 2000 habitants. Toutes les fermes sont occupées.
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Micheline je pense pour les lichens
13 Squamarina cartaliginea chemo. cartaliginea et Caloplaca citrina s.p. le jaune Danièle L.?
14 Xanthoria parietina le jaune Physcia adscendens le blanc avec les "cils" Pleurestica acebulatum le vert Danièle L.?
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Plantes du même endroit
Athamanta cretensis ( arche de les baumes )
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Phleum pratense ssp serotina (bertolonii)
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Saponaria bellidifolium
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Buplerum rotundifolium
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Gallium tricornutum
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Roland, c'est Phleum ,pas Koeleria. C'est ce que tu as noté sur ta photo. Manque d'attention!
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le Bupleurum, comment était le fruit? Parce que avec une ombelle qui semble ,sur cet exemplaire, à 3 rayons et les pointes oranges sur les fleurs , ce pourrait être B.subavatum.
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le Bupleurum, comment était le fruit? Parce que avec une ombelle qui semble ,sur cet exemplaire, à 3 rayons et les pointes oranges sur les fleurs , ce pourrait être B.subavatum.
Les feuilles de subavatum, sont plus lancéolées.Pas mieux pour les fruits
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Je viens au secours de Roland pour le Bupleurum rotundifolium ( corriger l'orthographe Roland ) : c'est André Diguet, qui participait à la sortie, qui l'a déterminé. Patrice, il ne te reste plus qu'à venir la voir sur place !!
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Pour info à ceux qui s'intéressent aux lépidoptères - je pense notamment à Daniel B - voici les réponses de G. Labonne et B. Louboutin, de la SHHNH, à la question "Melitaea ? athalia" ? (photo 19) :
"Pour la Meliteae, c'est bien une Meliteae.
Par contre sans l'insecte on n'ira pas à l'espèce.
Voici la réponse de B. Louboutin :
"C’est un magnifique individu aberrant de Melitaea sp.
Je ne m’avancerai pas sur l’espèce comme on ne voit plus les critères alaires".
Il aurait fallu observer les genitalia à la loupe en main pour déterminer ou Melitaea athalia, ou M. helvetica, ou M. parthenoides, ou M. deione.
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et le joli hameau de St Martin du Larzac
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salut à tous
Je veux bien aller vérifier les feuilles du Bupleurum ...
Si quelqu'un veut bien m'indiquer l'itinéraire que vous avez suivi, je suis partante pour l'aventure, merci :)
mon mail =fabpharmacien arobase, gmail ... com
@+
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Fabienne Jeanine organise une autre sortie demain je te fais un mail avec son n° de téléphone
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Cette balade, que j'ai organisée, je l'ai refaite le dimanche 7 avec un autre groupe de 10 membres de l'AMBHHC. Je propose une troisième visite avec 10 autres membres, ce dimanche 14 juin car c'est maintenant qu'il faut y aller, les conditions sont idéales.
Pour ceux qui sont intéressés, m'envoyer un mail, le plus tôt possible, pour confirmer car je ne prendrai que 9 personnes.
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3e visite en ces lieux, le dimanche 14 juin, avec les derniers participants et pas n'importe lequel !!Regardez :
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Un peu de repos ensuite :
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et le pique-nique ...
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Que ça fait plaisir de revoir Nicole et Daniel parmi nous.
Vous avez dû passer encore une belle journée.
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super pour Daniel et Nicole
vous n'avez pas été revoir les feuilles du Bupleurum à tout hasard ?
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D'après Jeanine, le pré a été fauché ...
Nicole, mon épouse, et moi avons passé une excellente journée sur tous les plans !
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Voici la liste des plantes trouvées au cours des 3 visites : le 4 juin ou le 7 juin ou le 14 juin.
achillée millefeuille = Achillea millefolium ( astéracées )
Alisier blanc = sorbus aria ( rosacées )
amélanchier commun = Amelanchier ovalis ( rosacées )
andryale sinuée = Andryala integrifolia ( astéracées )
anthyllis vulnéraire = Anthyllis vulneraria ( fabacées )
anthrisque sauvage = Anthriscus sylvestris ( apiacées )
aphyllanthe de Montpellier = Aphyllanthes monspeliensis (aphyllanthacées )
Arabette tourette = Arabis turrita ( brassicacées )
Asplénium des murailles = Asplenium ruta-muraria ( aspléniacées)
aster des Alpes =Aster alpinus (astéracées )
athamante de Crète ( Avena barbata )
aubépine = Crataegus monogyna ( rosacées )
ballote fétide = Ballota nigra ( lamiacées )
berce spondyle = Heracleum spondylium ( apiacées )
bleuet = Cyanus segetum ( astéracées )
bourrache = Borago officinalis ( boraginacées )
brize intermédiaire = Briza media ( poacées )
brome de Madrid = Bromus madritensis ( poacées )
brome des toits = Bromus tectorum ( poacées )
bryone dioïque = Bryonia dioica ( cucurbitacées )
bugle de Genève = Ajuga genevensis ( lamiacées )
buglosse des champs = Anchusa arvense (boraginacées )
Bugrane épineuse = Ononis spinosa ( fabacées)
buis = Buxus sempervirens ( buxacées )
buplèvre à feuille ronde = Bupleurum rotundifolium ( apoacées )
calament chataire = Calamintha nepeta ( lamiacées )
calament des champs = Acinos arvensis ( lamiacées )
campanule belle fleur = Campanula speciosa (campanulacées )
campanule raiponce = Campanula rapunculus ( campanulacées )
cardoncelle sans épines= Carduncellus mitissimus (astéracées )
centaurée scabieuse = Centaurea scabiosa ( astéracées )
centaurée du solstice = Centaurea solstitialis ( astéracées )
centaurée noire = centaurea nigra ( astéracées )
Cerfeuil commun = Anthriscus cerefolium ( apiacées )
chardon Marie = Silybum marianum (astéracées )
chardon penché = Carduus nutans ( astéracées )
chène pédonculé = Quercus pedunculata ( fagacées )
chène vert = Quercus ilex ( fagacées )
chèvrefeuille des bois = Lonicera periclymenum ( caprifoliacées )
hèvrefeuille étrusque = Lonicera etrusca ( caprifoliacées )
chlore perfoliée = Blackstonia perfoliata ( gentianacées )
ciste de Montpellier = Cistus monspeliensis( cistacées )
coquelicot = Papaver rhoeas ( papavéracées)
coquelicot douteux= Papaver dubium ( papavéracées )
cornouiller sanguin = Cornus sanguinea ( cornacées )
coronille minime = Coronilla minima ( fabacées )
crépis vesicules = Crepis vesicaria ( astéracées )
cynoglosse officinal = Cynoglossum officinale ( boraginacées )
dactyle aggloméré = Dactylis glomerata ( poacées )
Dauphinelle consoude = Delphinium consolida ( renonculacées)
Épiaire d'Allemagne = Stachys germanica ( lamiacées )
épiaire droite = Stachys recta ( lamiacées )
érable champêtre = Acer campestre ( acéracées )
érable negundo = Acer negundo ( acéracées )
euphorbe de Séguier = Euphorbia seguieriana ( euphorbiacées )
euphorbe des moissons =Eeuphorbia segetalis (euphorbiacées )
figuier = Ficus carica ( moracées )
filago pyramidal = Filago pyramidata ( astéracées )
filipendule vulgaire = Filipendula vulgaris ( rosacées )
fraisier = Fragaria vesca ( rosacées )
fléole des prés = Phleum pratense ( poacées )
rêne commun= Fraxinus excelsior ( oléacées )
gaillet à 3 cornes = Galium tricornutum ( rubiacées )
gaillet à feuille en courroie = Galium corrudifolium ( rubiacées )
gaillet gratteron = Galium aparine ( rubiacées )
galactite élégant = Galactites elegans ( astéracées )
genévrier commun = Juniperus communis ( cupressacées )
géranium des Pyrénées = Geranium pyrenaicum ( géraniacées )
géranium luisant = Geranium lucidum ( géraniacées )
géranium robert = Geranium robertanium ( géraniacées )
germandrée de Rouy = Teucrium rouyanum ( lamiacées )
grémil des champs = Lithospermum arvense (boraginacées )
Hélianthème à feuilles arrondies= Helianthemum nummularium( cistacées)
hélianthème des Apennins = Helianthemum apenninum( cistacées)
herniaire hirsute = Herniaria hirsutum ( illécébracées )
ibéris penné = Iberis pinnata (brassicacées )
inule montagnes = Inula montana (astéracées )
joubarbe des toits = Sempervivum tectorum( crassulacées )
Koelérie = Koeleria sp. ( apiacées )
laiteron apre = Sonchus asper ( astéracées )
laitue scarieuse = Lactuca serriola ( astéracées )
laitue vivace = Lactuca perennis ( astéracées )
lamier blanc = lamium album (lamiacées )
lapsane =Lapsana communis ( astéracées )
laser siler = Laserpitium siler ( apiacées)
leucanthème graminée = Leucanthemum graminifolium ( astéracées )
leucanthème vulgaire = Leucanthemum vulgare ( astéracées )
leuzée conifère = Leuzea conifera ( astéracées )
lierre = Hedera helix ( haraliacées )
lin blanc = Linum suffruticosum ( linacées)
lin campanule = Linum campanulatum (linacées)
Lin de Narbonne = Linum narbonense ( linacées)
lotier corniculé = Lotus corniculatus ( fabacées )
Luzerne lupuline = Medicago lupulina ( fabacées)
lycope d’Europe = Lycopus europaeus ( lamiacées)
marrube commun = Marrubium vulgare ( lamiacées )
mauve feuille ronde = Malva neglecta ( malvacées )
mauve = Malva sylvestris ( malvacées )
merisier = Prunus avium ( rosacées )
millepertuis = Hypericum perforatum ( hypéricacées )
Minuartie à rostre = Minuartia rostrata ( Caryophyllacées )
minuartie hybride = Minuartia hybrida ( Caryophyllacées )
minuartie laineuse = Minuartia lanuginosa ( Caryophyllacées )
miroir de Vénus= Legousia speculum veneri ( campanulacées )
molène pulvérulente = Verbascum pulverulentum ( scrophulariacées )
molène thapsus = Verbascum thapsus ( scrophulariacées )
monnaie du pape = Lunaria annua ( brassicacées )
morelle douce amère = Solanum dulcamara ( solanacées )
myosotis hérissé = Myosotis ramosissima ( boraginacées )
nielle des blés = Agrostemma githago ( caryophyllacées )
nigelle de Damas = Nigella damascena ( renonculacées )
noisetier = Corylus avellana ( corylacées )
onoporde d'Illyrie = Onopordum illyricum ( astéracées )
ophrys abeille = Ophrys apifera ( orchidacées )
ophrys bécasse = Ophrys scolopax ( orchidacées )
orchis bouc = Himantoglossum hircinum ( orchidacées )
orchis homme pendu = Aceras anthropophorum ( orchidacées )
orchis pyramidal = Anacamptis pyramidalis ( orchidacées )
orge des rats = Hordeum murinum ( poacées )
Orlaya fausse carotte = Orlaya platycarpos ( apiacées)
orme = Ulmus minor ( ulmacées )
Ornithogale des Pyrénées = Ornithogalum pyrenaicum ( hyacinthacées )
pâquerette = Bellis perennis ( astéracées )
Passerage Hétérophylle = Lepidium heterophyllum ( brassicacées )
picris vipérine = Picris echoides ( astéracées )
pimprenelle = Sanguisorba minor ( rosacées )
pin noir = Pinus nigra ( pinacées )
pissenlit = Taraxacum officinale ( astéracées )
pistachier lentisque = Pistacia lentiscus ( anacardiacées )
plantain lancéolé = Plantago lanceolata ( plantaginacées )
polygale vulgaire = Polygala vulgaris ( polygalacées )
Potentille à sept folioles = Potentilla heptaphylla ( rosacées)
raiponce orbiculaire = Pphyteuma orbiculare ( campanulacées )
rapistre rugueux = Rapistrum rugosum ( brassicacées )
renoncule bulbeuse= Ranunculus bulbosus( renonculacées)
rhinanthe = Rhinanthus minor( scrophulariacées )
sainfoin esparcette = Onobrychis vicifolia ( fabacées )
saponaire à feuille de paquerette = Saponaria bellidifolium ( caryophyllacées )
saponaire de Montpellier = Saponaria ocymoides ( caryophyllacées )
sauge des prés = Salvia pratensis ( lamiacées )
scabieuse maritime = Sixalix atropurpurea maritima ( dipsacacées )
sedum acre = Sedum acre (crassulacées )
sedum blanc = Sedum alba (crassulacées )
sedum feuille épaisse = Sedum dasyphyllum (crassulacées )
séneçon du Cap = Senecio inaequidens ( astéracées )
serpolet = Thymus chamaedrys ( lamiacées )
shérardie des champs = Sherardia arvensis ( rubiacées )
silène blanc = Silène alba ( caryophyllacées )
silène conique = Silène conica ( caryophyllacées )
silène enflé = Silène vulgaris ( caryophyllacées )
sisymbre oficinal= Sisymbrium officilale (brassicacées )
stipe pennée = Stipa pennata ( poacées )
sureau noir = Sambuscus nigra ( caprifoliacées )
tabouret des champs = Thlaspi arvense ( brassicacées )
tabouret perfolié = Kandis perfoliata ( brassicacées )
Tordyle élévé = Tordylium maximum ( apiacées )
trèfle de Cherler = Trifolium cherleri ( fabacées )
trèfle incarnat = Trifolium incarnatum ( fa bacées)
trèfle molineri = Trifolium molinarii ( fabacées )
trèfle rampant = Trifolium repens ( fabacées )
trinie glauque = Trinia glauca( apiacées)
troène = Ligustrum vulgaris ( oléacées )
urosperme = Urospermum dalechampii ( astéracées )
véronique de Perse =Veronica persica ( scrophulariacées)
vesce striée =Vicia srriata ( fabacées)
violette des champs =Viola arvensis (violacées )
violette tricolore = Viola tricolor ( violacées )
vipérine vulgaire = Echium vulgare ( boraginacées
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Sortie superbement organisée par Janine. J'étais chargée de faire la liste : une occasion de me réveiller un brin de mémoire !
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Je vous propose un petit complément photographique.
Potensac.
La chapelle et la bouissière.
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L'abri troglodytique des Baumes.
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La bergerie de la Blaquière.
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2 L'intérieur de La bergerie de la Blaquière.
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Michel, tu nous rappelles par ces photos la découverte du beau patrimoine rural des Causses et tu complètes notre balade en nous ouvrant les portes de la bergerie (fermée lors de notre visite).
MERCI !