AMBHHC - FORUM
SORTIES ET ATELIERS => Sorties Mycologiques et Botaniques => Discussion démarrée par: Michel Fauconnier le mardi 09 mars, 2021, 23:27:08
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Bonjour à toutes et à tous,
En ce moment il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la loupe, nos équipes de rabatteurs n'ayant rien trouvé de miraculeux sur différents terrains, l'AMBHHC vous propose d'aller dans un endroit que nous connaissons bien, Castelnau-de-Guers, en principe une valeur sure, nous verrons bien...
Pour cela:
Rendez-vous à 9h30 à la gare de Bédarieux
ou
Rendez-vous à 10h20 sur le parking du cimetière de Castelnau-de-Guers, chemin de l'En Coucou sur la D 161, voir cartes.
Coordonnées GPS: Latitude: 43. 434393
Longitude: 3. 440494
Nous mangerons aux voitures.
A jeudi...
L'AMBHHC
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COMPTE RENDU
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LISTE DE PATRICE D. AVEC LE CONCOURS DES PARTICIPANTS
Espèce(s) Saisie(s) au Peyral (Castelnau de Guers-34)
Aetheorhiza bulbosa (L.) Cass.
Ajuga iva (L.) Schreber
Allium neapolitanum Cyr.
Allium polyanthum Schultes & Schultes fil.
Arenaria serpyllifolia L.
Artemisia annua L.
Arundo donax L.
Asparagus acutifolius L.
Asphodelus fistulosus L.
Asplenium ceterach L.
Asteriscus spinosus (L.) Schultz Bip.
Barlia robertiana (Loisel.) Greuter
Bellis perennis L.
Beta vulgaris L. subsp. maritima (L.) Arcangeli
Bituminaria bituminosa (L.) E.H. Stirton
Borago officinalis L.
Brachypodium phoenicoides (L.) Roemer & Schultes
Brachypodium retusum (Pers.) P. Beauv.
Bromus madritensis L.
Calamintha nepeta (L.) Savi
Calendula arvensis L.
Camphorosma monspeliaca L.
Carthamus lanatus L.
Cerastium pumilum Curtis
Cerinthe major L. subsp. gymnandra (Gasparr.) Rouy
Cichorium intybus L.
Clematis flammula L.
Convolvulus cantabricus L.
Crepis sancta (L.) Bornm.
Crepis vesicaria L. subsp. taraxacifolia (Thuill.) Schinz &
Crucianella angustifolia L.
Dactylis glomerata L. subsp. hispanica (Roth) Nyman
Dianthus sylvestris Wulfen subsp. longicaulis (Ten.) Greuter
Diplotaxis erucoides (L.) DC.
Diplotaxis tenuifolia (L.) DC.
Echium vulgare L.
Erodium ciconium (L.) L'Hérit.
Erodium cicutarium (L.) L'Hérit.
Erodium malacoides (L.) L'Hérit.
Erophila verna (L.) Chevall.
Eryngium campestre L.
Euphorbia helioscopia L.
Euphorbia nicaeensis All.
Euphorbia peplus L.
Euphorbia segetalis L.
Euphorbia serrata L.
Foeniculum vulgare Miller
Fraxinus angustifolia Vahl
Fumana thymifolia (L.) Spach ex Webb
Fumaria bastardii Boreau
Fumaria gaillardotii Boissier
Fumaria officinalis L.
Galactites elegans (All.) Nyman ex Soldano
Genista scorpius (L.) DC.
Geranium molle L.
Geranium rotundifolium L.
Helianthemum hirtum (L.) Miller
Helianthemum ledifolium (L.) Miller
Helianthemum salicifolium (L.) Miller
Helichrysum stoechas (L.) Moench
Hirschfeldia incana (L.) Lagrèze-Fossat
Hornungia petraea (L.) Reichenb.
Hypericum perforatum L.
Iris foetidissima L.
Iris germanica L.
Kandis perfoliata (L.) Kerguélen
Lamium amplexicaule L.
Lamium purpureum L.
Lavandula latifolia Medik.
Lepidium graminifolium L.
Lithospermum arvense L.
Marrubium vulgare L.
Mercurialis annua L. subsp. annua
Mercurialis tomentosa L.
Muscari comosum (L.) Miller
Muscari neglectum Guss. ex Ten.
Myosotis ramosissima Rochel
Nigella damascena L.
Olea europaea L.
Ononis minutissima L.
Ophrys arachnitiformis Gren. & Philippe
Pardoglossum cheirifolium (L.) Barbier & Mathez
Phagnalon sordidum (L.) Reichenb.
Phlomis lychnitis L.
Pinus pinea L.
Piptatherum miliaceum (L.) Cosson
Plantago coronopus L.
Plantago lagopus L.
Plantago lanceolata L.
Polycarpon tetraphyllum (L.) L.
Potentilla neumanniana Reichenb.
Prunus dulcis (Miller) D.A. Webb
Reichardia picroides (L.) Roth
Rhamnus alaternus L.
Rubus subsect. Discolores P.J. Müller
Rumex bucephalophorus L.
Ruscus aculeatus L.
Ruta angustifolia Pers.
Ruta montana (L.) L.
Sanguisorba minor Scop.
Scandix pecten-veneris L.
Sedum acre L.
Sedum album L.
Sedum sediforme (Jacq.) Pau
Senecio vulgaris L.
Seseli montanum L.
Seseli tortuosum L.
Silene italica (L.) Pers.
Silene latifolia Poiret subsp. alba (Miller) Greuter & Burde
Silene vulgaris (Moench) Garcke subsp. vulgaris
Sixalix atropurpurea (L.) Greuter & Burdet subsp. maritima
Stipa bromoides (L.) Dörfler
Thymus vulgaris L.
Tordylium maximum L.
Tripodion tetraphyllum (L.) Fourr.
Ulmus minor Miller
Urospermum dalechampii (L.) Scop. ex F.W. Schmidt
Valerianella locusta (L.) Laterrade
Verbascum sinuatum L.
Veronica cymbalaria Bodard
Veronica persica Poiret
Veronica polita Fries
Yucca gloriosa L.
Espèce(s) Saisie(s) autour de l’étendoir des fées (Castelnau de Guers-34)
Anthericum liliago L.
Argyrolobium zanonii (Turra) P.W. Ball
Arundo donax L.
Asterolinon linum-stellatum (L.) Duby
Barlia robertiana (Loisel.) Greuter
Brachypodium retusum (Pers.) P. Beauv.
Bupleurum rigidum L.
Calendula officinalis L.
Carex halleriana Asso
Catapodium rigidum (L.) C.E. Hubbard
Cerastium pumilum Curtis
Clematis flammula L.
Crepis sancta (L.) Bornm.
Crucianella angustifolia L.
Dactylis glomerata L. subsp. hispanica (Roth) Nyman
Daucus carota L.
Dianthus sylvestris Wulfen subsp. longicaulis (Ten.) Greuter
Diplotaxis tenuifolia (L.) DC.
Dittrichia viscosa (L.) W. Greuter
Dorycnium pentaphyllum Scop.
Erica multiflora L.
Erodium cicutarium (L.) L'Hérit.
Erophila verna (L.) Chevall.
Euphorbia serrata L.
Festuca occitanica (Litard.) Auquier & Kerguélen
Foeniculum vulgare Miller subsp. piperitum (Ucria) Coutinho
Fumana viridis (Tenore) Font Quer
Globularia alypum L.
Globularia vulgaris L.
Helianthemum hirtum (L.) Miller
Hypericum tomentosum L.
Juniperus oxycedrus L.
Leuzea conifera (L.) DC.
Lithodora fruticosa (L.) Griseb.
Muscari comosum (L.) Miller
Ophrys arachnitiformis Gren. & Philippe
Pinus halepensis Miller
Pistacia lentiscus L.
Plantago coronopus L.
Poa annua L.
Potentilla neumanniana Reichenb.
Quercus coccifera L.
Reseda phyteuma L.
Rosmarinus officinalis L.
Sanguisorba minor Scop.
Saxifraga tridactylites L.
Schoenus nigricans L.
Sedum ochroleucum Chaix
Sedum sediforme (Jacq.) Pau
Staehelina dubia L.
Stipa bromoides (L.) Dörfler
Valantia muralis L.
Liste disponible au téléchargement aux formats .docx ou PDF en dessous▼
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Parcours
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Cerinthe major subsp major, dans la famille des Boraginacées
Dans flore med p1288, il est écrit : "... feuilles généralement non tachées(en France)..."
Toute la population observée aujourd'hui à Castelnau, a des feuilles tâchées de blanc.
Quelles hypothèses pour expliquer ça :
-Ces plantes sont originaires d'un autre pays méditerranéen ? Échappées d'un jardin ?
Qui veut creuser la question ?
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un avis de profane illuminé
il me semble que certaines verrues ont un poil raide qui les surmonte, peut-être une modification des tissus et alors moins (pas) de photosynthèse sur ces zones.
ce qui n'explique pas pourquoi présence ou pas de ces verrues. ce qui semble ne pas perturber les differentes flores consultées (tachées ou pas!!!) et la disparition de cette remarque sur flora gallica.
journée de la femme passée, j'oserai dire que ces verrues apparaissent sur des pieds femelles ;) aie aie
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Effectivement, J. Louis, la feuille de Cerinthe major est épaissie au niveau de la tâche blanche et porte souvent un poil à la face inférieure. Les fleurs sont hermaphrodites, donc pas de "pied" à verrues uniquement sur d'hypothétiques femelles.
Ma question portait sur l'origine de cette population de cerinthe à feuilles tâchées de blanc alors que d'après Flore med les populations françaises ont des feuilles non tâches de blanc. Flora gallica ne parle pas effectivement des feuilles. Par contre Coste les cite "feuilles … ponctuées de tubercules blancs". Alors qui a raison ?
Hypothèses : Flore med s'est trompée ou les plantes de Castelnau ont une origine étrangère à la France (autre pays méditerranéen) ou encore leurs ancêtres sont échappés de jardin.
Les photos collaboratives postées sur Tela Botanica, montrent en France pour les quelques régions illustrées, des plantes à feuilles des 2 types, certaines tâchées de blanc et d'autres non, et pour les quelques photos de Tunisie, les feuilles sont tâchées sauf sur une photo. Donc si les photos concernent bien des plantes sauvages, alors les 2 types de feuilles sont possibles et Flore med s'est trompée.
Toujours dans la famille des Boraginacées, voici Buglossoides arvensis (= Lithospermum arvense)
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En complément des photos de Yolande, Cerinthe major subsp major
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Mon résumé:
1 Himantoglossum robertianum (= Barlia robertiana) - famille des Orchidaceae
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2 Ophrys exaltata (= O.occidentalis ou O.exaltata subsp marzuola) - famille des Orchidaceae
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2bis Ophrys exaltata (= O.occidentalis ou O.exaltata subsp marzuola) - famille des Orchidaceae
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3 Muscari neglectum - famille des Asparagaceae
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4 Spergula arvensis ?
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5 Euphorbia helioscopia, euphorbe réveil-matin - famille des Euphorbiaceae
Yolande C.
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6 Prunus dulcis = Amandier confirmé - famille des Rosaceae
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7 Helianthemum salicifolium famille des Cistaceae, hél. à feuilles de saule, nom soufflé par Dominique Bouchery et justifié par ces critères : "-feuilles inférieures opposées, obovales, stipulées, les supérieures lancéolées, sans stipules; -fleurs d'un jaune pâle, non maculées, en grappe lâche, plus courte que le reste de la tige, à bractées égalant à peine les pédicelles;- pédicelles grêles, étalés, plus longs que le calice; - sépales 5, ovales, poilus
et plans après la floraison; -pétales égalant à peine le calice, -étamines sur 1 rang -style court, droit" = description de Coste.
Yolande C.
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8 Candix pecten-veneris, peigne-de-Vénus - famille des Apiaceae (= Ombellifères)
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9 Pardoglossum cheirifolium, cynoglosse à feuilles de giroflée - famille des Boraginaceae
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10 Borago officinalis la bourrache - famille des Boraginaceae
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11 Lithodora fruticosa, grémil ligneux - famille des Boraginaceae
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12 Genista scorpius genêt scorpion - famille des Fabaceae (= Papilionacées)
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13 Hybride ?
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14 Saxifraga tridactylites, perce-pierre ou saxifrage à 3 doigts - famille des Saxifragaceae
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15 Iris lutescens subsp. lutescens famille des Iridaceae
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15bis Iris lutescens subsp. lutescens famille des Iridaceae
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17 Endocarpon pusillum‌
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18 Quelques bestioles:
Dans une "grosse coquille vide de "Petit gris", une petite espèce s'abrite : Cochlicella acuta Müller, 1774, de nom vernaculaire : le "Cornet étroit".
Jacques P.
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19 Belle photo d'un autre petit Gastéropode discret, ici un juvénile de Cochlicopa lubricella (Rossmässler, 1835) qui ne deviendra guère plus gros (6mm), de nom vernaculaire : la "Petite Brillante".
Jacques P.
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20 Famille des "AucuneIdeae" :D !! qui dit mieux ?
Jacques P.
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21 Empusa pennata - Diablotin.
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22 Une très belle vue de face qui montre la disposition caractéristique des 8 yeux chez la Famille des "Lycosidae" => les Lycoses
Une douzaine de Genres pour une petite centaine d'espèces en France.
Notez la forme terminale caractéristique des pédipalpes chez ce mâle.
Jacques P.
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22bis Famille des "Lycosidae"
Jacques P.
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Pour finir, un botaniste heureux.
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Poils glanduleux du Geranium rotundifolium
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La Veronica polita a une capsule couverte de poils simples et de poils glanduleux, on peut observer également le reste d'une style court.
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Fleur mâle de Mercurialis tomentosa
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Cyathium ou cyathe (inflorescence des euphorbes) de l'Euphorbia segetalis subsp. segetalis avec 5 glandes à nectare pourvues de pinces. Ces glandes attirent diptères et hyménoptères essentiellement qui profitent de cette manne sucrée.
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pour compléter la photo de Sébastien, voici une plante mâle de Mercurialis tomentosa dans la famille des Euphorbiacées
et dans la famille des Rhamnacées, un arbrisseau que vous connaissez bien : Rhamnus alaternus, le nerprun alaterne qui est ici en fleurs :
-en général les fleurs ont 5 pétales et parfois 4 comme ici, idem pour les étamines puisqu'elles sont portées par les pétales.
-sur cette photo, ce sont des fleurs mâles, mais l'espèce est monoïque, ce qui signifie que l'arbrisseau porte aussi des fleurs femelles.
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quelques noms pour les photos de Michel :
1-Himantoglossum robertianum (= Barlia robertiana) - famille des Orchidaceae
2-Ophrys exaltata (= O.occidentalis ou O.exaltata subsp marzuola) - famille des Orchidaceae
3-Muscari neglectum - famille des Asparagaceae
5-Euphorbia helioscopia, euphorbe réveil-matin -famille des Euphorbiaceae
6- Amandier confirmé= Prunus dulcis -famille des Rosaceae
7-peut être Helianthemum ledifolium, Hélianthème à feuilles de lédum - famille des Cistaceae- Helianthemum salicifolium, hél. à feuilles de saule, nom soufflé par Dominique Bouchéry, et justifié par ces critères : "-feuilles inférieures opposées, obovales, stipulées, les supérieures lancéolées, sans stipules; -fleurs d'un jaune pâle, non maculées, en grappe lâche, plus courte que le reste de la tige, à bractées égalant à peine les pédicelles;- pédicelles grêles, étalés, plus longs que le calice; - sépales 5, ovales, poilus
et plans après la floraison; -pétales égalant à peine le calice, -étamines sur 1 rang -style court, droit" = description de Coste
8-Scandix pecten-veneris, peigne-de-Vénus -famille des Apiaceae (= Ombellifères)
9-Pardoglossum cheirifolium, cynoglosse à feuilles de giroflée- famille des Boraginaceae
10-Borago officinalis, la bourrache- famille des Boraginaceae
11-Lithodora fruticosa, grémil ligneux- famille des Boraginaceae
12-nom exact Genista scorpius, genêt scorpion -famille des Fabaceae (= Papilionacées)
14-Saxifraga tridactylites, perce-pierre ou saxifrage à 3 doigts- famille des Saxifragaceae
15- Iris lutescens exact - famille des Iridaceae
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Merci Yolande.
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_MG_0303 & _MG_0313 Famille des "AucuneIdeae" :-)) !! qui dit mieux ?
_MG_0360 Une très belle vue de face qui montre la disposition caractéristique des 8 yeux chez la Famille des "Lycosidae" => les Lycoses
Une douzaine de Genres pour une petite centaine d'espèces en France.
Notez la forme terminale caractéristique des pédipalpes chez ce mâle.
_MG_0291 Dans une "grosse coquille vide de "Petit gris", une petite espèce s'abrite : Cochlicella acuta Müller, 1774, de nom vernaculaire : le "Cornet étroit".
_MG_0307 Belle photo d'un autre petit Gastéropode discret, ici un juvénile de Cochlicopa lubricella (Rossmässler, 1835) qui ne deviendra guère plus gros (6mm), de nom vernaculaire : la "Petite Brillante".
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Merci Jacques, même pour la 20 que, si je me souviens bien, tu m'as demandé de photographier ;)
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Lichens 16 et 17
Endocarpon pusillum
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Pour compléter le reportage de cette belle journée ensoleillée, bien chaude pour la saison :
1. Quelques-uns des très nombreux Himantoglossum robertianum
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2. Un autre stade de Burago officinalis
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3. Qui peut donner lui donner un nom ? (photographiée à l'Étendoir aux fées)
Anthericum liliago me soufflent Daniel F. et Jean René.
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4. Inflorescences mâles de Pinus sylvestris
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Quelques petites petites bêtes...
5. Iule sp.
Arthropode - Myriapode - Classe Diplopoda - Ordre Julida
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6. Iule sp.. en position de défense en spirale, protégeant sa tête et repliant ses antennes sur ses yeux, n'exposant que le dos de sa carapace de chitine calcifiée.
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7. Un Helix melanostema se déplace et sur le site plusieurs coquilles vides.
L’Hélice tapada Helix melanostema Draparnaud, 1801 est un mollusque de l’Ouest méditerranéen qui occupe, en France, la partie orientale de la zone méditerranéenne (Kerney et Cameron, 2006). D’après Germain (1930), cette espèce a été introduite en France dans les départements de l’Hérault et du Gard : « La répartition de cette espèce est, en France, assez disjointe ; elle vit dans le département des Alpes-Maritimes, mais surtout dans ceux du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que dans quelques localités des Basses-Alpes (le long de la Durance) ; elle se retrouve dans l’Hérault et le Gard où elle est d’introduction récente… ». Elle a été également introduite plus tardivement dans le département de l’Aude (Kerney et Cameron, 2006) et mentionnée en 2008 dans le département des Pyrénées-Orientales (Prié et al., 2012). Ces introductions sont en grande partie dues à la consommation par l’homme de cette espèce fort appréciée.
Source : INTRODUCTION D’UNE POPULATION D’HÉLICE TAPADA HELIX MELANOSTOMA DRAPARNAUD, 1801 (MOLLUSCA, GASTEROPODA, PULMONATA, HELICIDAE) DANS L’ÎLE D’OLÉRON Par Jean-Marc Thirion1 , Julie Vollette1 , Fanny Gosselin1 et Christian Bavoux.
Sa répartition en France n’étant pas connue, il fait, avec 3 espèces méditerranéennes (Trochoidea elegans Gmelin, 1791, Rumina decollata Linnaeus, 1758, Zonites algirus Linnaeus, 1758), l’objet d’une enquête interactive dans la cadre d’un dispositif « Science citoyenne » dit Caracol initié et piloté par l’ONEM (Observatoire naturaliste des écosystèmes méditerranéens).
Merci à Jacques P. pour la détermination.
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8. Critères de détermination de Helix melanostoma
Ses caractéristiques, bien marquées, sont :
coquille globuleuse, ventrue, 4 tours de spire, dernier tour grand et convexe, pas d’ombilic, péristome épais brun pourpre.
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9. Zonite peson, escargot peson, mange-merde, lampe à huile, il se nourrit parfois sur des excréments et des cadavres Zonites algirus, Linnaeus, 1758, comme Helix melanostoma, fait l'objet de l'enquête participative Caracol.
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10. Un parmi les nombreux tapis d'escargots présents dans ce milieu probablement exempt de pesticides, les escargots notamment Helix melamostoma y étant très sensibles.
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11. Cette élégante petite guêpe est un Poliste Polistes sp., hyménoptère de la famille des Vespidae.
Les polistes ou polistinés sont identifiables à leur abdomen effilé aux deux extrémités, les guêpes « vraies » ou vespinés ont l’abdomen tronqué vers l’avant. Les mâles ont les antennes plus longues avec 13 articles contre 12 pour les femelles, celles-ci plus grandes que les mâles (1.5 cm). Les antennes ont la base jaune chez le mâle et noire chez la femelle. Les motifs jaunes du thorax et la première bande noire de l’abdomen large avec deux taches jaunes incluses sont caractéristiques de l’espèce, mais il existe d’importantes variations individuelles, et plusieurs espèces proches. "Polistes dominula, P. gallicus... et deux autres espèces bien présentes en Hérault, Polistes bischoffi Weyrauch, 1937 et Polistes semenowi Morawitz, 1889.
P. bischoffi est fréquente en plaine littorale.
Ces 4 espèces ne sont séparables que par une vue de face de la tête."
Jacques P.
Le Poliste français Polites dominula Christ, 1791, malgré son nom, se rencontre dans une grande partie de l’Europe. C’est la guêpe sociale la plus fréquente dans le Sud.
En automne, la femelle fécondée quitte le nid pour hiberner dans des creux d'arbres, dans le sol ou toute cavité qui la garde à l'abri. Dès l'arrivée du gel, les ouvrières et les mâles meurent. Les femelles fécondées restent ensemble pour former d'autres colonies. Il peut y avoir plusieurs reines dans le groupe, la reine dominante mangera la ponte de ses rivales qui deviendront des ouvrières. Les mâles ne sont présents qu'en fin de saison.
Le nid, refait chaque année, est construit dans un endroit sec par plusieurs femelles fécondées. Il est fixé sur une tige, une pierre, sous une branche ou un morceau de charpente. Ce nid n’est constitué que d’un seul gâteau, d’une seule rangée de cellules (une cinquantaine au total). Il est fait de papier mâché, de résidus de bois, avec un aspect cartonné. Il est, malgré son aspect fragile, résistant aux intempéries.
Les polistes butinent les fleurs mais y chassent surtout les insectes pour se nourrir et nourrir leurs larves. Ils emmènent alors leurs proies vers le nid où des cellules sont consacrées au stockage de la nourriture. Les proies les plus grosses sont découpées avec les mandibules pour être transportées.
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Et maintenant les paysages et les acteurs...
12. Le matin, herborisation à la sortie nord de Castelnau, autour de la Croix du Peyral. La colline domine la plaine de l'Hérault. Elle fait partie d'une succession de collines et de plateaux entrecoupés de nombreux vallons, territoire dénommé ZNIEFF "Les collines marneuses de Castelnau-de-Guers".
"Le soubassement de ce territoire est composé de roches variées, situées à la charnière entre le Crétacé (fin de l’ère Secondaire) d’une part, le Paléocène et l’Eocène (début de l’ère Tertiaire) d’autre part. Il comprend des alternances de marnes, argiles, grès et calcaires. A la faveur des niveaux argileux et marneux, de nombreux cours d’eau et sources sont révélés. Ce réseau dépend de deux bassins versants, celui de l’Hérault pour la partie ouest, et celui du bassin de Thau pour la partie est.
La diversité des roches est à l’origine d’un paysage en mosaïque qui associent des milieux naturels (pelouses, garrigues et bois) sur les reliefs, et des milieux cultivés (vignes et cultures céréalières) dans les vallons, les cuvettes et les secteurs peu escarpés des reliefs.
L’activité humaine est essentiellement dédiée à la vigne. Sur les plateaux, des bois de pins ainsi que des plantations de conifères (pins et cèdres) sont l’objet d’exploitations forestières."
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13. L'après-midi, direction l'Étendoir des fées.
L’Étendoir des fées (espandidou das fadas).
Les sables fins déposés par les cours d’eau se sont agglomérés en grès. Puis l’érosion a façonné de petites vasques qui se remplissent à chaque pluie. La légende dit que les nuits de pleine lune les fées viennent y laver leur linge et se servent des rochers comme étendoirs.
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14.
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15. Palette de couleurs ocre et rose : la nature est décidément une artiste !
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Merci Micheline :).
Petite précision sur les Polistes de l'Hérault.
Polistes dominula n'est pas synonyme de P. gallicus. Ceux sont bien deux espèces distinctes.
Deux autres espèces sont bien présentes en Hérault c'est Polistes bischoffi Weyrauch, 1937 et Polistes semenowi Morawitz, 1889
P. bischoffi est fréquente en plaine littorale.
Ces 4 espèces ne sont séparables que par une vue de face de la tête.
Donc ici je noterai la photo plutôt : Polistes sp.
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Merci Jacques ! L'erreur (lue sur un site internet, je ne possède pas de livre spécialisé Hyménoptères) est corrigée.
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Coucou Michel,
une proposition pour ta photo n° 4 Spergula arvensis
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Merci Jessie.
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Aviez-vous remarqué ces petits trous à la base des fleurs de la Cerinthe major ?
Ils proviennent entre autres de Xylocopa Violacaea qui ne disposant pas d'une trompe assez longue pour atteindre le fond de la fleur et ainsi de son nectar, perce un trou à la base de la fleur pour arriver au nectar ...
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Mercurialis annua est dioïque ...
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ainsi que Mercurialis tomentosa ...
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Quelques autres plantes vues : Allium neapolitanum et Buglossoides arvensis ...
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Et Galactites tomentosus puis Globularia alypum ...
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ainsi que Ornithogalum umbellatum et Prunus dulcis ...
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Il passe inaperçu ... Rosmarinus officinalis et le Chouin noir (Schoenus nigricans) ...
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Sont-ce bien deux Ophrys exaltata ? Elles ne se ressemblent pas ...
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elles sont belles aussi tes photos Daniel
avec tela botanica qui préconise pour celle de gauche Ophrys aranifera et celle de droite Ophrys passionis
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Et quelques bèbètes ... Andrena fulva et Arge sp pour les hymenoptères
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et Bombylius analis ...
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pour les ophrys , sur photo c'est difficile de les séparer car pour O.passionnis il faudrait un angle aigu entre gynostème et labelle. Sur la photo cela ne semble pas être le cas mais cela dépend peut-être de l'angle..de prise de vue.
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Photo 3 de Micheline.
Compte tenu de l'endroit où elle a été trouvée je dirais Locomelos narbonnense.
La touffe de feuilles au milieu de laquelle elle pousse ne lui appartient pas.
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3. Qui peut donner lui donner un nom ? (photographiée à l'Étendoir aux fées)
un carex?
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Jean-Louis, puisque j'ai écris (avant-dernière réponse) que c'était Locomelos narbonense pourquoi continuer à te casser la tête ?
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avec tela botanica la réponse
Asphodelus albus ou lilliago où ramosus
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Rétropédalage :
- Asphodelus albus n'est pas dans l'Hérault (atlantique ou montagne selon les sous-espèces)
- Anthericum ramosus n’a jamais été observé plus bas que lodève
- Anthericum liliago a pour zone préférentielle, grossièrement, la moitié Nord de L’hérault à l’inverse de Loncomelos narbonense dont la moitié sud est, quasi exclusivement, le territoire privilègié dans ce département.
Donc, statistiquement, il n’y a que peu de chance de trouver A. liliago à Castelnau-de-Guers Toutefois, après reéxamen approfondi de la photo de Micheline notamment de la grappe de fleurs prêtes à éclore et dont les tépales ont la face dorsale blanche, des tiges possédant une ou deux petites feuilles et des nombreuses feuilles composant la touffe entourant le pied qui normalement doivent partiellement ou totalement avoir disparues à la floraison (visiblement très proche), je pense (comme l’a écrit P. Valéry “il n’y a que les sots et les éponges qui adhèrentâ€) qu’il s’agit bien de Anthericum liliago.
Merci à Jessie d’avoir secoué le cocotier et mes excuses à Jean-Louis dont le carex sp. n’est toujours pas reçu à l’examen mais sait-on jamais ?
La morale de cette histoire est une confirmation qu’en botanique les statistiques ne sont pas infaillibles. Ce qui est, à mon avis, plutôt jouissif.
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....je ne voudrais pas vous vexer, chers camarades de peu de foi, mais si vous aviez jeté un œil , même distrait, à ma liste de l'après-midi, vous auriez vu que c'était ce qui avait été noté sur le terrain...après une longue discussion entre les observants.
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Je ne suis pas loin de la nervous breakdown de devoir reconnaître que ce n'est pas faux, hélas. Je parie que pendant que vous délibériez Micheline était en train de regarder les oiseaux. Ensuite, sans vergogne, elle pose des questions à 100 € sur des problèmes qui ont déjà été résolus. C'est inacceptable ! Il n'y a plus de discipline dans ce groupe depuis que je ne suis plus là . 8)
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c'est vrai, en plus...elle regardait des oiseaux. Ta présence structurante manque effectivement beaucoup au groupe.Moi-même, je suis par moment , un peu perturbé de ne pas trouver de la vrai mauvaise foi dans la contradiction, il est vrai que tu as mis la barre très haute!
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Je te remercie moustachu emblématique de ces écrits particulièrement revigorants pour moi. Je continuerai dans la mesure du possible à t'apporter la contradiction par écrit bien que ce soit moins palpitant, compte sur moi.
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Votre mauvaise foi légendaire est-elle limitée à vous deux ou bien y a-t-il de la place pour des apprentis prometteurs, je postule :D
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candidature acceptée, élément prometteur!
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vous devriez faire de la politique ;)
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La photo N°3 de Micheline est Anthericum liliago.
JR
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Merci Jean René.
À bientôt j'espère sur les chemins du jeudi !