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SORTIES ET ATELIERS => Sorties Mycologiques et Botaniques => Discussion démarrée par: Didier Vereeck le jeudi 22 janvier, 2015, 19:56:34
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Belle sortie avec beau temps et 37 plantes fleuries dont vous aurez prochainement la liste.
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Eh bien, cette sortie ne vous inspire ni photos ni commentaires ?
38 espèces fleuries, avec le beau Iris unguicularis et la joie et la surprise de voir à cette époque Tragopogon pratensis et Convolvulus cantabricus
Songez à nos camarades du Nord qui se pâment face à une telle liste en janvier. Les voyez-vous baver ?
Borago officinalis
Calendula arvensis
Capsella bursa-pastoris (= C. bursa-pastoris subsp. bursa-pastoris
Capsella rubella (= C. bursa-pastoris subsp. rubella)
Centaurea aspera
Convolvulus cantabricus
Cornus sanguinea
Crepis sancta
Daucus carota
Diplotaxis erucoides
Diplotaxis tenuifolia
Echium vulgare
Erodium cicutarium
Erodium malacoides
Euphorbia segetalis
Helichrysum stoechas
Iris unguicularis
Lamium purpureum
Mercurialis annua subsp. annua
Osirys alba
Picris hieracioides subsp. hieracioides
Reichardia picroides
Reseda phyteuma
Ruscus aculeatus
Salvia clandestina (= S. verbenaca subsp. clandestina)
Scabiosa maritima subsp. atropurpurea
Senecio inaequidens
Senecio vulgaris
Sonchus asper
Sonchus oleraceus
Spartium junceum
Stellaria pallida (= S. media subsp. pallida)
Tragopogon pratensis
Urtica urens
Veronica hederifolia
Veronica persica
Veronica polita
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En fin de journée, belle récompense, Iris unguicularis
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fleur
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Quelle bonne idée Daniel F. d'avoir proposé une sortie botanique à Puissalicon.
La journée a débuté sous les meilleurs auspices, le soleil était de la partie et le nombre de participants auguraient des moments agréables.
Les abords d'une petite route composés d'un côté d'un talus assez haut et de l'autre un côté herbeux qui surplombe des champs cultivés.
Et qui a gagné, qui a eu les honneurs d'être examiné, fouillé, reniflé ? Le talus bien sûr, "hommo érectus" c'est pas pour rien.
Ce qui fait dire à Daniel F. c'est normal vu l'âge des participants ! oups, ça c'est bien envoyé !
Pourtant un peu d'exercices ferait du bien à certain ! Pas à certaines, elles, elles étaient toutes bien !!!
Très vite des joutes verbales se font jour, les "XY" très prompts à ce "rapport de force", des déterminations contestées, des propos pas toujours agréables, des insinuations non valables, et j'en passe !
Mais cela n'entame pas la bonne humeur, l'homme est ce qu'il est !
Et comme l'a très bien dit Jeanine C. la bave des crapauds n'atteint pas les étoiles !!
Patrice entame la détermination par un de ces "dadas" une graminée, un Piptateurum mulliaceum dont l'épillet petit (3 à 3,5 cm) panicule ample à rameaux nombreux à chaque noeuds.
Les Calendulas arvensis dressés comme des sentinelles jaune d'or semblaient veiller sur les Veronicas persica, en contre bas, dont certaines à peine éclosent attiraient les regards par leur couleur bleu tendre, certaines par contre étaient encore des " belles au bois dormant" ( un prince viendra t il les réveiller ?).
Françoise fait sa récolte de rosettes de coquelicots, le repas du soir va être vert.
Patrice cite les diverses plantes : Euphorbia charachias, Clématis flammula (hésitation) non vitalba, pour revenir plus tard à flammula, Allium polliantum, Dplotaxis erucoïdes (jolies fleurs blanches), mercurialis annua, Brachipodium pinnatum ssp phoenicoîdes ( reconaissable aux traces de "ski" dit Patrice, à feuilles raides et enroulées et à épillets pratiquement dépourvu d'arrêtes.
Jeanine C. montre une rosette de feuilles au beau vert Roquette sauvage (Diplotaxis tenuifolia), puis au sujet de Lactuca seriola, elle précise feuilles oblongues, pennatilobées, épineuses sur le bord et en dessous de la nervure médiane.
Ce talus fut tellement sollicité que si l'on ne mesurait pas 1 m 90 on ne voyait rien.
Des groupes agglomérés, les discussions allaient bon train.
Bernard B. prit dans un champs voisin une tige de blé et un air dépité se lu sur sa figure, comment pas de stipules larges et poilues ? Mais qu'est ce qu'on lui a fait ? Mais non ce n'est pas possible? Mais qu'est ce qu'on mange? mais dites moi, rassurez moi ?
Michel M. dit c'est du blé dur et Patrice leva le voile du mystère au sujet de la polyploîdie, qui est parfois exploités par l'homme à des fins commerciales et/ou agronomique.
Puis nous nous sommes dirigé vers le terrain de Marie-France et Marie-Odile, où Didier d'un air triomphant brandit une plante Salva clandestina, sauge clandestine, mais enfin ! maintenant elle va devoir faire les démarches pour avoir ses papiers en règle !!!
Une plante intriguait Jeanine C., Marie France et Michel qui se sont adressé à Patrice pour sa détermination qui fut Salvia officinalis.
Et c'est cet endroit que l'on choisit pour sortir les gamelles, les bouteilles et les gâteries.
Après un temps plus que certain, on était bien là , on se remit en route, repu et stimulé, le groupe se dirigeât vers les automobiles, en cheminant l'herborisation continua.
Patrice septique ( comme d'hab) au sujet des Euphorbias charachias et nicaeense, soutint que ce sont les mêmes plantes à des stades d'âges différents, mais Jeanne C. contesta et confirma nicaeense et je suis d'accord avec elle.
En remontant le chemin un regard vers le paysage montre un camaïëu de verts de toute beauté, une étendue mène le regard vers les pyrénées (que l'on peut voir par temps clair dit Michel) et de l'autre côté ont voit Puissalicon et son chäteau et dans le lointain on peut voir le pic du vissou (montre Michel) Waouh !!!
Quelques trouvailles veronica hedera, Atriplex halimus, côte à côte, Sonchus asper aux feuilles piquantes, Sonchus oleraceus et Sonchus tenerimus et alors le bouquet
Une rosette de carline dont Jeanine C. persiste et signe la fleur sera jaune, je suis d'accord avec elle, et Patrice de dire fleur bleue ??
Elle regarde dans Flore med, pas de couleur précisée, en rendant son livre à Yolande elle lui dit tu peux le mettre à la poubelle éclats de rires !!!
mais Guy avec Fournier confirma fleur JAUNE ( ça vaut le coup des majuscules).
On peut dire que pendant cette sortie Jeanine a brillé par ses connaissances et sa caméra c'est régalée lors d'une descente d'un talus pas trop réussie (merci à Jean- Louis et à Michel).
Puis certains ont martyrisé un rocher pour récupérer des petits morceaux de fossiles.
Une partie du groupe s'en retourna en sa demeure et les autres continuèrent vers le large .
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Merci Didier de reprendre la liste des plantes fleuries :D
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Ça serait bien d'en faire une ressource sous forme de tableau pour comparer d'année en année
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blé dur pas de stipule velue le désespoir de Bernard B
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fleur Veronica hederifolia et non hedera comme indiqué en dessous une précipitation mal venue
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Spécialement pour Patrice et Didier, la preuve qu'ils avaient ( une fois de plus ) tort :
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pour essayer de faire simple :
Entre les années 1870 et 1880, les cytologistes donnent le nom de mitose au mécanisme de division cellulaire car il est caractérisé par l'apparition de filaments ( en grec mitos).
En 1888 ces filaments reçoivent le nom de chromosomes en raison de leur aptitude à se colorer fortement en présence de colorants basiques ( du grec khrôma, couleur, et sôma, corps).
Au début du XXe s., le parrallélisme est fait entre le comportement des chromosomes au cours des divisions menant à la formation des gamètes méiose et les règles de transmission des caractères héréditaires, définies par Gregor Mendel quarante ans plus tôt (les travaux de ce moine scientifique avaient été publiés en 1866 puis oubliés).
De cette constatation naît la théorie chromosomique de l'hérédité ( les chromosomes sont les supports physiques de l'information héréditaire).
Les gènes terme introduit par Wilhem Johannsen en 1909 pour qualifier les éléments transmetteurs de l'hérédité, occupent une position fixe sur les chromosomes.
Depuis, la composition chimique des chromosomes et la structure en double hélice de l' ADN ont été définies, mais ce n'est qu'à partir de 1974 que l' agencement des différentes molécules les unes par rapport aux autres a été établi.
L'examen des cellules animales et végétales en division montre que chaque chromosome a une taille et une forme propres à de rare exceptions près, leur nombre est pair.
En définissant par n le nombre de chromosomes différents, les généticiens ont qualifié de diploîdes ces cellules qui possèdent 2n chromosomes.
En revanche, les cellules reproductrices, ou gamètes qui ne contiennent que n chromosomes sont haploïdes.
Au moment de la fécondation la fusion des deux gamètes (spermatozoïde et ovule) rétablit le nombre de chromosomes ( n + n = 2n ) dans la cellule oeuf ou zygote.
Le nombre de paires de chromosomes dans les cellules humaines, 23 au total ( 2 n = 46 ) a été établit en 1956 par Joe Hin Tijo et Albert Levan.
La polyploïdie est un phénomène très répandu chez les végétaux qui a contribué à l'évolution des plantes à fleurs, cela est certainement lié à leur
capacité à se reproduire par multiplication végétative, ce qui évite les problèmes posés par l' appariement de chromosomes d'origine différente lors
de la méïose.
L'utilisation expérimentale de substances comme la colchicine permet de provoquer des anomalies numéraires en déréglant le processus de la mitose.
les espèces créées possèdent un caryotype dont le lot de chromosomes est supérieur à 2 on parle de polyploïdie
en quadruple exemplaire ( tétraploïdes, à 4n ) etc ...
De nombreuses plantes cultivées ( blé, rose, tabac, dalhia, etc...) qui ont fait l'objet de telles manipulations génétiques sont caractérisées par des fleurs, des graines et une taille générale supérieures à la normale.
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Bel effort mais je crains que cela ne rende les choses encore plus confuses car il y a un mélange de choses importantes et d'autres rares ou secondaires, ou bien sans rapport, avec également confusion entre in vitro et in vivo. Patience, car j'ai fait une synthèse accessible à tous sur la polyploïdie, avec schémas, qui sera envoyée avec le CR.
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Merci Jessie, expliquer un phénomène biologique sous son aspect historique est agréable et intéressant. Cela réintroduit un peu d' humain dans l' aridité de l' exposé uniquement raisonné et de plaisir dans la forme contée. Il permet de revenir sur certaines définitions de base (chromosome, mitose..) nécessaires à la compréhension du phénomène de polyploïdie.
Bien sûr, pour satisfaire la curiosité et l'esprit logique des membres de l' association, quelques définitions et précisions manquent.
Patrice et Didier qui ont beaucoup travaillé la question vont certainement nous les apporter accompagnées de schémas et illustrations éclairants.
J' apprécie le travail des membres : photos, compte-rendu, explications scientifiques, questions stimulantes, énigmes botaniques.. et pour ajouter une touche plus scientifique à votre travail, je propose quelques petites contraintes :
-sur les photos macro ou de détail, quand on ne se rend plus compte de la dimension de l'objet, il faudrait essayer de placer une échelle (un crayon, loupe, ou pièce de monnaie pour les riches ..)près de l' objet photographié. Ce qui n' empêche pas les artistes de prendre leurs photos comme ils le désirent en révélant une forme de feuille ciselée, une éclatante couleur de fleur... qui nous émerveillent.
-Dans les explications et schémas scientifiques, il est important de citer vos sources( titres et auteurs des livres ou sites internet) pour apporter de la crédibilité et permettre aux lecteurs d' aller chercher des précisions ou explications complémentaires éventuellement.
En tout cas, tout ça se discute, et je suis sûre que ce le sera..
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Au sujet de mes sources je n'en ai pas car je fais essentiellement de mémoire, sinon c'est trop long. Mais bien sûr, quand ce sera le cas, je préciserai. En général, mes infos récentes viennent de La Recherche et de Pour la science. Si je donne une date, là ce n'est pas de mémoire, soit je prends un cours, soit je me fie à Wikipédia, fiable pour ces aspects historiques.
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sans vouloir vous encarliner...
http://www.florealpes.com/fiche_carlinecommune.php?zoomphotod=3#visiga
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merci Sylvain on connaît et cela ne change rien au fait que Jeanine C. et moi avons raison ! oups !!!