Petit compte rendu de la session sur l’Aubrac du 14 au 20 juin : « L’AMBHHC sur les pas de la SBCO, 40 ans après » préparée et guidée par Christian Bernard.
Pour cette session, Christian Bernard a souhaité reprendre en grande partie celui adopté par la Société botanique du Centre-Ouest, proposé et conduit par Christian lui-même et Gabriel Fabre en juillet 1986 depuis Laguiole en Aveyron.
Le groupe AMBHHC était lui logé à Fournels, petit village de Lozère à 1100 m d’altitude sur la route de Saint-Chély d’Apcher à Chaudes-Aigues.
Merci à Christian Bernard pour nous avoir consacré son temps, pour le partage de la connaissance des lieux et des plantes associées. Un grand merci de la part de tous les participants.
Merci à Michel Boudry, spécialiste des fougères, auteur de « Les fougères et plantes alliées d’Europe » qui nous a accompagnés une grande partie de la session.
Merci à Thomas, de l’ONF, qui, après un très intéressant avant-propos sur les lycopodes dans la maison des visiteurs à Coursières, nous a emmenés à la découverte des lycopodes du Puy de la Tuile.
Merci à Nathalie Blondel de Sciences Nath’ en Aubrac, grande connaisseuse de l’Aubrac, de sa flore, sa faune, sa géologie, qui nous a beaucoup appris tout au long des jours passés en sa compagnie.
L’Aubrac
« Rencontre de trois départements, Aveyron, Cantal, Lozère, le cœur des monts d’Aubrac constitue un site remarquable non seulement par son passé historique mais aussi par son cadre naturel et la variété de ses paysages où les grands espaces et lointains horizons côtoient de sauvages et profondes gorges boisées.
Bien que ses multiples pâturages d’estive aient été créés dans le passé par l’activité du grand monastère-hôpital fondé dès le XIIe siècle à Aubrac, son éloignement des grands centres lui a permis d’atteindre un équilibre naturel rare.
… la diversité est particulièrement grande sur les plans géologique et géographique : il en résulte une flore d’une richesse exceptionnelle qui doit approcher les 2 000 espèces ou sous-espèces. L’altitude y varie de 400 à 1470 m sous un climat à la limite des influences océanique, méditerranéenne et semi-continentale de la Haute-Auvergne. De plus, on y trouve des terrains de presque toutes les ères géologiques : socle cristallin acide archéen, dépôts calcaires du Jurassique inférieur, épanchements volcaniques du tertiaire de natures variables (coulées ou projections), dépôts glaciaires du quaternaire. »
Francis Nouyrigat - Flore d’Aubrac – Éditions du Rouergue, 1992.